Culture

Critiques CD: Mumford and Sons, Moriarty, Bears of Legend….

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ludovico Einaudi, Moriarty, Bears of Legend et Mumford and Sons.

Intrigant
Ludovico Einaudi
Taranta Project
Note:

Si vous ne connaissez pas le pianiste-compositeur Ludovico Einaudi, cet album – bien qu’excellent – n’est probablement pas le plus indiqué pour vous familiariser avec l’artiste italien. À une lointaine époque, la taranta, ou tarentelle en français, était une sorte de danse permettant de guérir une personne souffrant d’une morsure de tarentule (eh oui!). Einaudi tend généralement un peu plus vers la pop. Cette fois, il allie les rythmes italiens et le folk nord-africain et turc (si cela existe!). Un intrigant style «musique du monde classique». La pièce Taranta est particulièrement envoûtante.
– Rachelle Mc Duff

 

Road-trip estival
Moriarty
Epitaph
Note:

Le sextuor français de country-folk Moriarty lance un premier album de chansons originales depuis The Missing Room en 2011. Après avoir exploré le répertoire des grands artistes du blues et du folk américains, il s’inspire pour ce nouvel opus d’œuvres artistiques diverses. Cinq des treize chansons prennent racine dans les mots du roman Le maître et Marguerite, du Soviétique Mikhaïl Boulgakov, et la pièce History of Violence adopte le titre d’un film de David Cronenberg. Ce country-folk acoustique est la trame sonore parfaite pour accompagner votre road-trip en pick-up.
– Dominique Cambron-Goulet

 

Épopée imaginaire
Bears of Legend
Ghostwritten Chronicles
Note:

Les Ours, sur ce second album, naviguent sur les eaux d’un univers qui interpelle l’imagination. Plusieurs pièces ont une touche épique et paisible à la fois, aidées des cordes, des voix et des percussions galopantes. De cette épopée, on apprécie les arrangements et on salue la poésie des textes (en anglais; un seul en français). Mais il manque un je-ne-sais-quoi qui distinguerait musicalement ce septuor de la Mauricie de tous les autres groupes folk. On accorde quelques points, par ailleurs, pour la pochette et le livret, joliment illustrés en accord avec les légendes.
– Andréanne Chevalier

 

Bye bye banjo
Mumford and Sons
Wider Mind
Note:

Après son deuxième opus, Babel, où on avait presque l’impression d’entendre la même chanson en boucle, le band folk rock anglais avait épuisé sa formule. Sur Wilder Mind, la gang à Marcus Mumford tente de se réinventer en donnant congé au banjo. Ça fait du bien. Toutefois, on croirait encore écouter la même chanson, le banjo et le «riff» de guitare effréné en moins. Mêmes mélodies nostalgiques, même structure, même lyrisme, même manque de «punch». Juste un peu plus planant. La pochette de l’album est évocatrice : il fait bon l’écouter tout en regardant paisiblement les lumières de la ville, à la nuit tombée.
– Roxanne Léouzon

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