Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Seoul, Mononc’ Serge, Gabrielle Papillon, Antoine Chance, Muse et Andreya Triana.
| Rêverie Seoul I Become a Shade Note: |
La musique du groupe montréalais Seoul nous donne l’impression d’être dans un rêve. Le son éthéré crée une atmosphère vaporeuse, une fort soutenable légèreté de l’être. Le trio formé en 2013 et composé de Nigel Ward, Julian Flavin et Dexter Garcia cultive son aura de mystère en ne divulguant guère d’infos biographiques, ce qui le rend encore plus attrayant. Ce premier album au son électro-pop s’écoute n’importe où. Haunt / A Light et White Morning sont nos pièces préférées.
– Rachelle Mc Duff
| Massue sur l’actu Mononc’ Serge Mononc’ Serge 2015 Note: |
L’album Mononc’ Serge 2015, né d’une participation à l’émission de Mike Ward Ce show, a permis au ménestrel trash de mordre à pleines dents dans l’idiotie ambiante. Le voici sur l’humour en temps de friction sociale: «Si les rednecks savourent ta prose/Pose-toi des questions/J’m’en pose»; sur Stephen Harper: «Grâce aux coupures à Radio-Canada/Il va baisser nos impôts fa que là/Nous serons plus riches et moins instruits/Donc, plus susceptibles de voter pour lui.» Du Mononc’ comme on l’aime.
– Mathieu Horth Gagné
| Solide et délicat Gabrielle Papillon The Tempest of Old Note: |
Gabrielle Papillon a concocté à Halifax un album fort réussi et agréable à écouter. La première pièce, Got You Well, nous entraîne dans un univers folk sombre et profond. La suite est globalement plus lumineuse, mais portée elle aussi par une kyrielle d’instruments à cordes (violon, banjo, violoncelle, autoharpe). Côté voix, on y constate parfois des similitudes avec celle de Regina Spektor, mais avec plus de texture. Un opus solide et délicat à la fois, qui est une belle découverte.
– Andréanne Chevalier
| Chance méritée Antoine Chance Fou Note: |
Grâce à sa première offrande, Fou, Antoine Chance a été sacré Artiste de l’année aux Octaves de la musique dans sa Belgique natale, et on comprend pourquoi. De sa voix claire et légèrement éraillée, l’artiste chante les mots de Marcel Kanche, Jacques Duvall et Fred Perrot, notamment, sur des mélodies de son cru, teintées de pop légère, qui semblent un peu lisses au départ mais gagnent du mordant au fil des pièces. Aux FrancoFolies vendredi soir à 19h sur la Scène SiriusXM.
– Jessica Émond-Ferrat
| Flamme ravivée Muse Drones Note: |
Après la sortie de 2nd Law en 2012, on avait brutalement rompu avec Bellamy et sa bande. Mais en revenant, avec Drones, à des sons plus bruts, plus décadents, plus rock, Muse réussit à nous séduire à nouveau. Construit comme un conte apocalyptique plutôt sombre, ce septième opus ne laisse aucune place à la légèreté. Les riffs de guitare abrasifs, parfois enragés, et les envolées vocales du fausset Bellamy créent une atmosphère frissonnante, voire glaçante. On est prêt pour une nouvelle date!
– Anicée Lejeune
| De La Soul Andreya Triana Giants Note: |
Londonienne résidant à Brighton, Andreya Triana ajoute un second album studio à sa disco avec Giants. Et des pas de géant, l’auteure et chanteuse en a fait dans les dernières années. Celle qui a collaboré avec les renommés réals Flying Lotus et Bonobo, puis ouvert pour Erykah Badu, signe ici un opus qui commence en force, en soul et en rythme, pour ensuite ralentir la cadence, et plonger dans l’épuré et la pop. Évoquant par moments Amy Winehouse, la voix d’Andreya vogue entre les styles, solide et sentie.
– Natalia Wysocka
