Écrans

Les impacts de la grève à Hollywood se font sentir à Montréal

Les répercussions de la grève entamée par les acteurs d’Hollywood le 14 juillet dernier se font sentir jusque dans la métropole, où un ralentissement des activités de l’industrie du cinéma a été constaté.

Depuis des années déjà, de nombreuses productions américaines font le choix de venir tourner leurs films à Montréal. Le mouvement amorcé par les stars du grand écran – qui réclament notamment de meilleurs salaires et un encadrement plus strict de l’intelligence artificielle – entraîne donc logiquement son lot de perturbations dans le milieu de l’audiovisuel montréalais.

«On a une industrie qui assure des services pour des productions des États-Unis, qui viennent avec leurs acteurs principaux et complètent leurs équipes avec des personnes membres de Actra Montréal (le syndicat des artistes canadiens qui travaillent dans les médias enregistrés en anglais)», explique Simon Peacock, le président de Actra Montréal, en entrevue avec CTV News.

«Le fait de ne pas avoir ces acteurs fait en sorte que les projets sont mis sur pause jusqu’à ce que la grève trouve une issue. Pendant ce temps, les professionnels du milieu à Montréal ne travaillent pas», analyse Simon Peacock.

Il avance cependant que la perte de vitesse à Montréal a été observée dès le mois de mai, au moment où les scénaristes américains sont entrés en grève.

Le tournage de la série Ghosts, qui se déroule en partie dans la métropole, a dû être interrompu en raison de l’absence de scripts pour faire progresser l’intrigue, mentionne M. Peacock.

Selon lui, la grève du syndicat des acteurs d’Hollywood, la SAG-AFTRA, ne fait qu’ajouter une pression «minimale».

Simon Peacock estime que les enjeux qui touchent les acteurs américains s’appliquent également aux acteurs canadiens, qui verront leur convention collective expirer l’année prochaine.

«Si les acteurs d’Hollywood parviennent à obtenir ce qu’ils réclament, les acteurs canadiens pourraient en bénéficier. À défaut, un mouvement de grève pourrait démarrer au Canada. C’est un combat qui doit être mené», affirme Simon Peacock.

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