Le domaine de la restauration n’échappe pas à la Loi sur les régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER).
Vincent Arsenault, propriétaire du restaurant montréalais Tomate Basilic, a dû implanter ce genre de programme. «Nous avons mis en place un RVER parce qu’il fallait le faire», reconnaît M. Arsenault, qui se questionne sur la pertinence d’un tel outil dans cette industrie.
En effet, si l’idée a bien été reçue par les 42 membres du personnel de l’endroit, une douzaine seulement a choisi d’y adhérer. «Ça répond seulement aux besoins d’une minorité de gens, principalement ceux qui font carrière chez nous, explique Vincent Arsenault. La majorité des employés est en début de carrière, ou juste de passage.»
Il a en effet constaté un manque d’intérêt de la part des plus jeunes, qui semblent plus occupés à essayer de joindre les deux bouts qu’à planifier leurs vieux jours.
Vincent Arsenault n’est pas surpris. «Nous avions implanté un REER collectif il y a quelques années, se souvient-il. Je trouvais important d’être à l’écoute des employés et de leur offrir des avantages sociaux.»
Après avoir essuyé un taux de participation trop faible, le propriétaire de Tomate Basilic a décidé d’abolir ce programme. «Ce n’était pas très compliqué, mais ça nous demandait un peu de travail administratif, explique-t-il. Pour une petite entreprise comme la nôtre, ce n’était pas évident.»
Vincent Arsenault est toutefois optimiste quant à cette nouvelle obligation.«C’est l’occasion, pour nos employés, d’épargner, dit-il. Ça aidera également à la rétention du personnel sur le long terme.»
Si le restaurateur a choisi de ne pas cotiser au RVER de son personnel pour l’instant, il n’est pas pour autant fermé à l’idée.
«On se garde une porte ouverte, confirme-t-il. Les avantages sociaux varient selon l’ancienneté; on
pourrait appliquer le même principe.»
