Vous pouvez avoir accès à un dentiste et à une coupe de cheveux de qualité professionnelle ou passer une journée à relaxer au spa même si vous disposez d’un budget modeste. Inutile de chercher plus loin que votre école ou vos camarades de classe. En effet, de nombreux établissements d’enseignement offrent ces services, souvent à des tarifs réduits qui n’engloutiront pas vos maigres économies.
Vos dents vous font souffrir, mais vous n’avez pas les moyens d’aller chez le dentiste? Sachez que les frais de scolarité de la plupart des écoles incluent une assurance dentaire. Si vous êtes couvert par l’assurance de vos parents, renseignez-vous sur la possibilité de vous retirer du régime et de vous faire rembourser une partie des frais. Certains établissements d’enseignement hésitent à communiquer volontairement cette information, pour garder votre argent ni vu ni connu. Il est donc possible que vous ayez à poser des questions autour de vous.
«Un grand nombre de syndicats étudiants proposent des régimes de ce genre, précise Chris McGrath, représentant des affaires étudiantes au campus Mississauga de l’Université de Toronto. Les régimes varient d’un campus à l’autre. Le centre de santé de votre école devrait avoir une base de données sur les protections de base et les protections complémentaires auxquelles vous avez droit selon votre statut d’étudiant. La couverture sera peut-être différente si vous êtes un étudiant adulte ou si vous étudiez à temps partiel.»
Vous pouvez même vous gâter sans vous ruiner si vous savez où aller. Par exemple, les écoles locales de coiffure et de soins corporels offrent souvent des services à bas prix, ceux-ci étant parfois inférieurs de plus de 50?% à ceux des établissements commerciaux. Bien entendu, vous ne devez pas avoir peur de confier votre tête ou votre corps à un étudiant!
«N’importe quel étudiant sans le sou cherche des aubaines, croit Henry Devlin, directeur de la Marvel Hairstyling and Esthetic School, située à Ottawa. Pour 9 $ environ, nous offrons un shampoing et une coupe qui pourraient facilement en coûter 100 $ ailleurs.»
D’un côté, vous craignez peut-être que la qualité du travail accompli par un étudiant inexpérimenté soit proportionnelle au prix que vous payez. De l’autre, si vous souhaitez obtenir le même service à rabais dans un salon professionnel, armez-vous de patience. M. Devlin concède que les étudiants de son école (qui fait partie d’une chaîne nationale) sont peut-être moins rapides que des professionnels. Toutefois, cela leur permet de faire un bon travail et d’éviter de commettre des erreurs dues aux contraintes de temps.
«Les gens ont peur que le travail soit moins bien fait, poursuit-il. Ils doivent s’assurer que l’étudiant est rendu à un niveau adéquat. Nos étudiants s’exercent au moins deux ou trois mois avant de commencer à coiffer la clientèle. De plus, des professeurs se promènent d’un étudiant à l’autre pour s’assurer que le travail est bien fait. Ça peut leur prendre deux heures, un peu plus de temps qu’un styliste professionnel. Ce n’est pas toujours le cas, mais nous ne mettons pas non plus l’accent sur le roulement de la clientèle. Nous tenons à nous assurer que le client vit une expérience agréable dans un environnement professionnel.»