lang="fr-FR" > Mécanicien en protection contre les incendies, un métier jeune
Formation et emplois

Mécanicien en protection contre les incendies, un métier jeune

Tous les bâtiments commerciaux, institutionnels, industriels et parfois résidentiels sont équipés de systèmes de giclement automatique qui préviennent et combattent les incendies.

Ces systèmes, ce sont les mécaniciens en protection contre les incendies qui les installent.

D’après Dominique Fortin, enseignant en mécanique de protection contre les incendies, le métier est jeune par rapport à d’autres métiers de la construction, puisque les règles ont changé par rapport aux systèmes à installer. «C’est un métier dynamique, car la moyenne d’âge des mécaniciens est jeune», constate Dominique Fortin, qui assure qu’il y a beaucoup de place pour de nouveaux mécaniciens.

«En fait, nous connaissons présentement une pénurie de main-d’œuvre. Chaque bâtiment rénové et chaque nouveau bâtiment ont besoin de systèmes de giclement : il y a donc beaucoup de travail!» De plus, comme l’installation se fait à l’intérieur, l’enseignant souligne qu’il y a de l’emploi toute l’année.

Au Québec, seule l’École Polymécanique de Laval offre la formation en mécanique de protection contre les incendies, qui consiste en un diplôme d’études professionnelles (DEP) de 900 heures. À la suite de la formation, le nouveau mécanicien sera, pendant 8 000 heu­res, soit environ quatre ans, un apprenti mécanicien qui travaillera en équipe avec un compagnon d’expérience. Ensuite, il devra passer un examen auprès de la Commission de la construction du Québec et pourra devenir compagnon à son tour.

Le compagnon et l’apprenti mécanicien travaillent toujours de pair sur les chantiers et, bien souvent, ils ne seront qu’eux deux à s’occuper de toute l’installation du systè­me d’un nouveau bâtiment. Le compagnon travaille donc aussi, comme l’apprenti, mais c’est lui qui gère le travail à faire.

Des qualités requises pour se diriger vers ce métier? «Être en bonne condition physique, ne pas avoir le vertige et aimer travailler en équipe puisque le travail se fait toujours à deux», mentionne Dominique Fortin.

Un travail varié

Vincent Hotte est apprenti mécanicien depuis cinq ans et travaille présentement pour l’entreprise Protection Incendie de la Montérégie. Il passera au mois de septembre son examen pour devenir compagnon.

CV de Vincent Hotte

Pourquoi avez-vous choisi de devenir mécanicien en protection contre les incendies?
Après mon secondaire, j’avais une jobine, mais je voulais faire quelque chose de ma vie. J’ai regardé un livre avec tous les métiers de la construction et j’ai décidé d’aller aux portes ouvertes de Laval. Le travail m’a intéressé parce que ça me paraissait physique et manuel.

Quel aspect de votre travail préférez-vous?
Le fait que c’est super varié! Chaque jour est un nouveau défi parce que les tâches sont toujours différentes. Comme la gestion devient aussi une responsabilité quand on est compagnon, le travail devient encore plus varié à ce moment. En plus, je travaille un peu partout : chaque six mois, je change de chantier. Chaque fois, c’est complètement nouveau!

Que trouvez-vous le plus difficile dans votre travail?  
J’adore ce que je fais, mais comme l’horaire quotidien est souvent de 7 h à 15 h, il faut avoir une discipline : se coucher tôt pour se lever tôt le lendemain. Je trouve parfois cet aspect difficile.

***

Quelques chiffres
40 : La moyenne d’âge des mécaniciens en protection contre les incendies est de 40 ans.
2 : Au Québec, deux femmes exercent le métier de mécanicienne en protection contre les incendies.
68 000 $ : C’est le salaire de base que gagne un compagnon mécanicien en protection contre les incendies. Un apprenti mécanicien en gagne environ la moitié.
97,9 % : C’est le taux de placement des travailleurs qui sortent de la formation en mécanique de protection contre les incendies. Le 2,1 % manquant correspond aux diplômés qui décident finalement de ne pas pratiquer le métier.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version