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L’image négative de la ménopause dénoncée

Douze étudiants de la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal travaillent sur un projet d’envergure visant à dénoncer l’image négative de la ménopause chez les Québécoises. De gauche à droite : Eva Figura, Maud-Émilie Comtois-Beaulieu, Étienne Gendron, Sophie Desnoyers, Kathy Phung, Roxanne Authier, Audrey Gagnon, Julie Rivard, Emily Tam, Sabrina Almassy et Jordan Vallée. Absente : Isabelle Pham.

Université. Dans le cadre de leur formation, un groupe de 12 étudiants de la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal travaille sur un projet d’envergure visant à dénoncer l’image négative de la ménopause chez les Québécoises.

«On a réalisé qu’en Occident, on abordait la ménopause d’un point de vue strictement biomédical, en parlant des traitements et des effets de cette condition physique, perçue comme une maladie. Pourtant, dans certains pays africains et asiatiques, la fin des années fertiles est considérée comme l’atteinte d’une sagesse ultime; les femmes étant alors davantage reconnues et respectées socialement», mentionne Étienne Gendron, un des 12 étudiants du groupe.

C’est à partir de ce constat, et en se basant sur des études ayant déjà été réalisées sur le sujet, que les élèves de 1re, 2e et 3e années de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal dénoncent les différents facteurs sociaux, économiques et politiques qui teintent l’image de la ménopause. «L’industrie fait la promotion de la jeunesse à tout prix et considère le vieillissement comme une maladie plutôt que comme un processus biologique naturel chez la femme; on parle beaucoup de l’aspect clinique de la ménopauses alors qu’il s’agit d’un processus naturel du corps humain», souligne M. Gendron.

En prenant contact avec les femmes québécoises, le groupe d’étudiants espère sensibiliser ces dernières, les inciter à avoir un regard critique sur les traitements qui leur sont proposés. «Nous ne voulons pas aborder l’aspect hormonothérapie de la ménopause, nous désirons plutôt nous concentrer sur l’aspect social; nous voulons que les femmes acquièrent une indépendance et se détachent de la perception qu’a la société des femmes vieillissantes et de la ménopause», explique Roxanne Authier. Ainsi, le groupe d’étudiants désire que les femmes considèrent la ménopause comme une étape normale du vieillissement, qu’elles l’accueillent sereinement plutôt que de la redouter.

Les études en pharmacie vont donc bien au-delà de l’apprentissage des médicaments et de leurs effets secondaires. «L’aspect social est très important dans la pratique du métier. Le pharmacien doit promouvoir la santé sous tous ses aspects, pas seulement au niveau des traitements et des médicaments», continue Mme Authier.

Une discussion
Le groupe d’étudiants tiendra, le 15 mars prochain, un groupe de discussion traitant de l’image négative des femmes ménopausées au Québec. Les intéressées peuvent envoyer un courriel à groupemenopause2013@gmail.com afin d’avoir plus de détails sur l’activité.

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