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Formation et emplois

Une femme mène les troupes aux Travaux publics

Il y a 25 ans, les femmes se faisaient plutôt rares dans les rangs des Travaux publics de la Ville de Montréal.

Clairette Bélair, aujourd’hui contremaîtresse dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, n’a pourtant pas hésité une seconde, à l’époque, à sauter à pieds joints dans ce domaine.

Tout a commencé quand cette esthéticienne de formation a commencé à chercher une activité professionnelle plus stable. «J’étais à la tête d’une famille monoparentale, alors j’ai voulu une job d’homme, avec les conditions qui viennent avec», explique-t-elle.

C’est donc par l’entremise de l’organisme à but non lucratif Action travail des femmes (ATF), qui aide les femmes à accéder à des emplois non traditionnels, que Mme Bélair est devenue col bleu. Et son intégration dans ce monde masculin s’est parfaitement déroulée. «Je n’avais aucune appréhension, je savais que c’était à moi de m’adapter, raconte-t-elle. Je n’étais vraiment pas manuelle, mais mes collègues ont pris le temps de m’apprendre à me servir des outils.»

«Il faut juste être endurante et déterminée. Nous sommes aussi capables que les hommes, continue Mme Bélair. D’ailleurs, c’est plutôt les citoyens qui semblent étonnés de voir une femme couler des dalles de béton!» se souvient celle qui a aussi œuvré dans la collecte des déchets et le déneigement.

Puis, quand des postes de contremaîtres se sont ouverts, elle s’est empressée de se plonger dans les livres de gestion. «Je pense également avoir obtenu cet emploi parce que j’avais déjà fait mes preuves en tant que col bleu. Je n’ai jamais entendu de réflexion désagréable parce que je suis une femme», soutient-elle.

Pour Mme Bélair, l’esprit d’équipe est pour beaucoup dans les saines relations qu’elle entretient avec ses troupes. «Nous avons une job à faire pour les citoyens et nous voulons tous la même chose : que le travail soit bien fait», explique-t-elle.

«Et j’ai l’impression que les hommes sont moins brusques entre eux en notre présence. J’imagine qu’on apporte de la patience et de la douceur, et qu’on a plus de facilité à désamorcer les conflits!» conclut-elle.

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