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Formation et emplois

Les emplois trop beaux pour être vrais

Le chercheur d’emploi qui tombe sur une offre proposant 2 500 $ par semaine pour un travail demandant peu d’efforts et n’exigeant aucune formation devrait être sur ses gardes. Il faut faire preuve de sens critique. «Je me [méfierais] d’une annonce où le nom de la compagnie qui embauche n’apparaît pas et où le travail à faire n’est pas clair, ou encore s’il s’agit de travail à domicile, recommande la conseillère d’orientation au Carrefour jeunesse emploi La Pinière Silvia Revoredo. Si l’employeur n’a rien à cacher, pourquoi ne met-il pas son nom?»

«Ce qui semble trop beau pour être vrai est souvent, de fait, trop beau pour être vrai», prévient sur son site internet le Bureau de la concurrence, qui recommande la plus grande prudence quand on se fait demander d’investir sur-le-champ ou de fournir des renseigne­ments bancaires. Souvent, aucun emploi n’est vraiment disponible, et il s’agit d’une arnaque visant à voler au postulant de l’argent ou son identité.

Depuis 2009, des arnaqueurs utlisent le nom d’Hydro- Québec pour faire miroiter des emplois au Canada, dans le cadre d’un programme de recrutement international. Les candidats doivent payer pour l’évaluation de leur dossier. Louis-Olivier Batty, attaché de presse à la société d’État, rappelle que l’entreprise ne demande jamais d’argent pour étudier une candidature. «Une vigie internet a été instaurée, et nous faisons fermer les sites frauduleux», assure-t-il.

Geneviève Allie, conseillère en emploi au Carrefour jeunesse emploi Montréal Centre-Ville, constate que les immigrants sont vulnérables face à ce type de fraude. «Ils sont étonnés par nos façons de faire dans plusieurs domaines, dit-elle. Ils en viennent à perdre leur sens critique. Ils se disent que les choses fonctionnent comme ça ici.»

Attention aux formations bidon!
Les mêmes mises en garde valent pour les offres de formation promettant un emploi après quelques heures en classe. Pressés d’entrer sur le marché du travail, certains jeunes ne vérifient pas si le cours choisi les mènera à un diplôme reconnu par le ministère de l’Éducation. «Ils ne font pas la différence entre un diplôme reconnu et un diplôme “maison”», déplore Silvia Revoredo. Après avoir déboursé pour une formation qui n’est reconnue ni par le ministère ni par les employeurs, le jeune se retrouve face à rien. Peu importe le métier, Mme Revoredo conseille de s’informer auprès d’un professionnel pour valider la formation à suivre.

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