Il y a quelques semaines, je recevais une invitation sortant de l’ordinaire : m’improviser styliste d’un jour pour la Grande Braderie de mode québécoise, qui ouvre ses portes au public le jeudi 17 octobre. Une première pour moi, qui ne suis que journaliste, pour notre photographe et pour les quatre personnalités – Frédérique Dufort (comédienne et porte-parole de la campagne Derrière le miroir), Amélie Grenier (comédienne et présidente du jury Industrie de l’image pour le prix Image/IN), Sébastien Diaz (animateur) et Claudia Marques (chroniqueuse et ambassadrice d’Anorexie Boulimie Québec) – qui ont accepté de poser pour prouver que la mode québécoise peut habiller toutes les silhouettes, pas juste les brindilles des défilés.
Il a d’abord fallu choisir des vêtements parmi les créations de dizaines de designers d’ici. Le premier débroussaillage fait (des choix déchirants!), nous avons ensuite bâti deux ou trois propositions pour chacune des célébrités.
Cela dit, avant l’essayage officiel, nous nagions encore dans le doute. Est-ce que les vêtements allaient flatter leur silhouette? Et les tailles? (En l’absence d’une charte uniformisée, on peut être un «Petit» ou un «Moyen» selon la marque. Explications ici.)
Oui, il y a bien eu quelques surprises – comme quoi il n’y a rien comme passer en cabine d’essayage –, mais le jeu en aura valu la chandelle. Je pense que Frédérique Dufort, Amélie Grenier, Sébastien Diaz et Claudia Marques seront d’accord avec moi.
P.S. Pour voir le résultat, des affiches grandeur nature sont installées au Marché Bonsecours, où la Braderie se déroule jusqu’au 21 octobre. Mon texte sur la mode et la diversité corporelle sera publié dans l’édition de jeudi de Métro.
Ci-dessous : voici en exclusivité les photos de la comédienne Amélie Grenier, de l’animateur Sébastien Diaz, de la chroniqueuse Claudia Marques et de la comédienne Frédérique Dufort, croqués par notre photographe Denis Beaumont.
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Parlant de minceur (pour ne pas dire maigreur) et de diversité corporelle, une étude américaine publiée dans la revue International Journal of Eating Disorders démontre que la génétique est en partie responsable de l’idéalisation des modèles féminins de minceur (dans plus de 40 % des cas, selon leurs résultats). Intéressant.
