Il y en a eu pour tous les goûts lors de la soirée d’ouverture de la 24e Semaine mode Montréal (SMM). Retour sur quatre défilés.
By Thomas
C’est la jeune Natasha Thomas qui a ouvert le bal avec une sixième collection aux couleurs éthérées. Inspirations : la palette fauviste et les œuvres pop du peintre et photographe britannique David Hockney et divers courants artistiques comme l’architecture moderne et l’artisanat américain.
Çà et là, des touches de doré, du cuir et de la fourrure ajoutent une dimension luxueuse à une collection automne-hiver autrement plutôt sobre.
Pedram Karimi
À sa deuxième présence à la Semaine mode Montréal, le jeune designer d’origine iranienne a assis sa réputation de créateur d’avant-garde. Le nom de Pedram Karimi est désormais synonyme d’ambiguïté, de mélange des genres. Ses coupes sport XXL et androgynes contrastent avec la silhouette menue des filles, alors que les hommes ont défilé vêtus de tuniques aux lignes nettes.
Comme pour illustrer la notion de genre ambigu, le court métrage présenté en ouverture du défilé et produit par Triptyque racontait l’histoire d’une jeune fille qui se transforme en garçon lorsqu’elle passe sous l’eau. Une collection qui s’inscrit bien davantage dans une démarche artistique que commerciale.
Mélissa Nepton
Après s’être inspirée des éléments air, eau et glace pour ses précédentes collections, la jeune trentenaire s’est cette fois plongée dans l’univers équestre, où les couleurs terre se marient à sa palette fétiche composée de noir et de blanc. Bien qu’on retrouve la fluidité et la transparence qui caractérise la griffe depuis ses débuts, cette collection automne-hiver joue davantage sur les contrastes et est ponctuée d’imprimés graphiques rafraîchissants.
Mélissa Nepton l’a elle-même avoué en avant-première de la SMM jeudi dernier, c’est peut-être sa grossesse qui lui a donné le goût d’explorer de nouvelles avenues – c’est d’ailleurs enceinte de neuf mois qu’elle est venue saluer le public après son défilé. Quoi qu’il en soit, la piste est certes intéressante.
Nadya Toto
La féminité exacerbée et le romantisme ne font pas peur à Nadya Toto. On pourrait même dire qu’il s’agit là de sa signature. Et avec cette collection d’inspiration baroque vouant un culte à la rose, la designer vétéran – elle en est à sa 48e collection – n’aura sans doute pas déçu ses fidèles clientes.
Imprimés fleuris, dentelle noire, broderies… Les robes et les jupes qu’elle propose pour l’automne prochain sont sophistiquées, et leur coupe cintrée flatte la silhouette. Rien de bien nouveau sous le soleil, admet-on, mais il s’agit ici d’une offre commerciale qui a tout pour plaire.
