Depuis Carrie Bradshaw et ses Manolo, aucun film n’a suscité l’émoi des fashionistas comme The Great Gatsby a su le faire avec des robes signées Prada et des complets de Brooks Brothers. Le moment est donc particulièrement bien choisi pour revenir sur les longs métrages les plus marquants en mode. Si les tendances naissent sur les passerelles, ce sont réellement les films qui déterminent lesquelles deviendront iconiques.
«Il est très difficile de relier le passé et le présent, terriblement difficile», dit Little Edie dans le film, prédisant, ironiquement, l’impact qu’elle aura sur le monde de la mode. Grey Gardens n’est pas tant un documentaire sur deux femmes vivant recluses, proches parentes de Jackie O. qu’une machine à tendances de 100 minutes. Les manteaux couleur sorbet de Big Edie, les fourrures, les superpositions farfelues, les mélanges d’imprimés sauvages: tout ça est tendance actuellement. Et ce sont ces femmes – pas Anna Wintour – qui ont créé ce style.
Il est difficile d’évaluer l’influence d’Alfred Hitchcock sur la mode. Alexander McQueen a déjà réalisé une collection désormais célèbre en hommage à ses films. Dans Rear Window, Grace Kelly ne porte que cinq ensembles, chacun étant mémorable et sans cesse copié depuis.
Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn sont entrés dans l’histoire grâce à une toute petite scène: l’actrice descendant un escalier du Louvre, son châle rouge flottant au-dessus d’elle. Givenchy a créé des costumes pour quatre de ces films, et tous auraient pu figurer à ce palmarès.
Les tailleurs-jupes, les hauts en tricots, les bérets et les foulards de soie de Faye Dunaway sont iconiques, faisant de ce film un des plus cités dans l’histoire de la mode.
Coco Chanel est peut-être l’inventrice de la petite robe noire (PRN), mais c’est Audrey Hepburn qui l’a popularisée. La robe de satin signée Givenchy qu’elle porte dans la peau de Holly Golightly est sans conteste la plus célèbre PRN de tous les temps.
Incontestablement le plus important des films de mode contemporains, il a été aussi influent que la série télé avant lui, renforçant notre amour pour Manolo Blahnik et faisant de Vivienne Westwood la nouvelle Vera Wang.
Federico Fellini a affirmé que ce film doit son inspiration à une robe Balenciaga.
Wes Anderson a son propre style, unique, qui transpire dans tout. La garde-robe n’en est qu’une extension, pensons seulement à la fourrure de Margo Tenenbaum.
Ce film a donné l’occasion à Diana Ross d’être fabuleusement elle-même dans de fabuleuses tenues.
Avant Tommy Hilfiger ou Ralph Lauren, il y a eu Ali MacGraw dans Love Story, définissant ce fameux style preppy américain.
Le rédacteur de mode Hal Rubenstein parle, dans son livre 100 Most Unforgettable Dresses, de la robe émeraude signée Jacqueline Durran que porte Keira Knightley. La parfaite robe dans la parfaite scène.
Après des décennies de féminité, Diane Keaton a donné aux femmes la permission de piger dans la garde-robe de ces messieurs.
