Jonathan Léon joue avec le feu. Littéralement.
Dans son atelier de Val-David, ouvert au public en tout temps, il manie le chalumeau pour façonner bagues, bracelets, pendentifs, boucles d’oreilles et même boucles de ceinture uniques, tout ça en verre soufflé. Le temps d’un week-end, le spectacle se déplace au Marché Bonsecours.
La marque Lolipop se distingue par le matériau de prédilection du joaillier Jonathan Léon. Rien à voir avec le verre de Murano, qu’on évoque spontanément en voyant ses créations. La démarche de l’artiste l’amène plutôt à travailler le borosilicate, «plus léger et plus résistant aux chocs thermiques», avance-t-il.
Déjà, l’idée de porter des parures aussi solides que les bols en pyrex séduit. Mais quand le souffleur de verre se met à énumérer les possibilités du matériau (comme la sublimation de métaux précieux, qu’il devient alors possible d’intégrer aux pièces qu’il crée sans risquer l’explosion), on devient carrément curieux.
Pas de problème : chez Jonathan Léon, c’est portes ouvertes à l’année. «Je ne suis pas déconcentré en travaillant, justifie-t-il. Au-delà du show de la flamme et de la transformation de la tige de verre, j’explique ce que je fais et je crois que c’est ce que les gens aiment.»
Pour une expérience unique, il est même possible d’arriver à l’atelier avec son idée en tête et de repartir avec le produit fini autour du cou. «Ça devient une expérience personnelle, croit l’artiste. On a ensuite une histoire à raconter : le créateur a fabriqué le bijou devant nous.»
Des bijoux d’ici au marché
Jonathan Léon, et des dizaines de joailliers d’ici, comme Anne-Marie Chagnon, Micalla et Les perles rares, seront en vedette au Marché Bonsecours du 5 au 7 juillet. Bijou Bijoux, c’est finalement une grande vente inspirée de la Braderie de mode, traditionnel événement bisannuel qui se tient au même endroit.
Faites à la main, toutes les pièces sont uniques, comme ce bracelet ou ce pendentif. / Jonathan Léon www.lolipop.ca
