Au lendemain de la présentation de sa collection printemps-été 2014, la designer Evelyne Fay ne chômera pas. L’année qui vient sera remplie de défis : lancement d’une boutique en ligne d’ici quelques semaines et célébrations des cinq ans de sa griffe,White Label, fondée en 2009. Portrait en trois temps.
Villeray
À peu près tous les produits signés White Label sont créés et produits dans l’atelier-boutique de la rue Villeray, et ce, depuis trois ans. «Je considère que c’est important pour l’économie de Montréal de produire localement», explique la designer. Et puis, accueillir ses clientes au sein même de son lieu de création offre «une expérience plus humaine, croit-elle. Il n’y a pas juste les vêtements, mais tout le travail qui vient avec. Ayant grandi auprès d’une mère couturière, j’ai un grand respect pour ces métiers.»
Noir
«Si ce n’était que de moi, je ne ferais que du noir, toujours, affirme la créatrice. Généralement, quand je dessine, j’imagine les vêtements en noir. Le noir, et tous les neutres, d’ailleurs, comme les couleurs terre, ne se démodent pas.» Même si elle n’aime pas qualifier ses vêtements de pièces classiques, Evelyne Fay avoue «qu’un certain classicisme [en] ressort, mais toujours avec une touche moderne.» Pour le printemps prochain, elle a ainsi joué sur les contrastes entre transparence et opacité, entre lustré et mat.
Féminité
White Label se définit comme «une ligne de vêtements pour femmes très féminine faite de matières naturelles et proposant des coupes près du corps. Ce sont des pièces pour les femmes sûres d’elles et qui aiment bien paraître», décrit la designer, qui aime ajouter quelques pièces d’inspiration lingerie à ses collections. Elle opte souvent pour le bambou, sa matière de prédilection, pour son petit côté écolo, en plus d’être hypoallergénique et «tellement doux»!
Les pièces de sa collection automne-hiver 2013 sont actuellement en boutique. / Maxyme Delisle
