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Mannequins du monde

D’après Marie-Josée Trempe, fondatrice de l’agence Specs, depuis les succès de Dominique Bertrand dans les années 1980 sur la scène internationale, on voit de plus en plus de mannequins d’ici percer à l’étranger.

«Le marché a changé, et la techno facilite les déplacements, explique-t-elle. Et mê­me si Montréal est un petit marché, nous sommes très respectés outre-mer.» Pas éton­nant que les mannequins d’ici rêvent de voyager, surtout avec tous les avantages que comporte une carrière nomade, notamment celui de côtoyer d’autres cultures.

«Grâce aux contrats que j’ai obtenus à l’étranger, je parle et j’écris trois langues», illustre Kim Tyo, dans le métier depuis une quinzaine d’années. La Hulloise d’origine a même passé huit ans à Milan, en plus de faire des apparitions à Paris, à Lon­dres, à Barcelone et à New York, pour ne nommer que quel­ques villes où elle a sé­journé.

Francis Cadieux est mannequin à temps plein depuis quatre ans. De Montréal à Paris, en passant par Milan et Londres, il n’hésite pas à évoquer les bons côtés de son métier. «Même si l’éloignement est parfois difficile, j’ai la chance de rencontrer beaucoup de gens, et ces rencontres font grandir énormément.»

À la maison
Si le marché international montre davantage d’ouverture pour les mannequins québécois, il reste que plusieurs se trouvent du boulot à Montréal aussi. «Ces 15 dernières années, il y a eu une prolifération de magazines, rappelle Mme Trempe. Et avec les Semaines de mode [de Montréal et de Toronto] ainsi que les Festivals mode et design, il y a plus de possibilités qu’avant.» Même si l’ombre du ralentissement économique plane sur l’industrie du mannequinat.

Du travail en ville
Le Festival mode et design qui se déroule cette semaine dans la métropole est unique, illustre Marie-Josée Trempe. «C’est une grande fête», se réjouit pour sa part Francis Cadieux.

«Cet événement est dirigé vers le public, explique Mme Trempe. Les mannequins aiment y participer parce qu’ils voient instantanément le résultat de leur travail en vivant un mo­ment privilégié avec les Montréalais et les touristes.»

«J’adore toucher le vrai public, renchérit Kim Tyo, qui participera aux défilés cette fin de semaine, tout comme Francis Cadieux. C’est moins hautain, moins snob. Ce qui est différent, c’est que ça se passe à l’extérieur et que tout le monde est heureux, surtout quand il fait beau.»

Mannequin, sans préjugés
Pas nécessaire d’être filiforme pour embrasser la profession, estime Marie-Josée Trempe, de l’agence Specs. «Les principaux critères sont d’avoir un corps proportionné, une belle peau, de belles dents, énumère-t-elle. Depuis mes débuts dans le milieu, ma mission a toujours été de ne pas promouvoir la maigreur extrême.» Et si la taille des mannequins revêt une importance particulière pour les défilés, c’est différent dès qu’on tombe dans les produits de beauté, ajoute-t-elle.

Même les préjugés par rapport à l’âge tendent à changer, continue Mme Trempe. «La population est vieillissante, et le marché suit la tendance. Il y a une demande pour des femmes d’âge mûr.» En dépit de ces bonnes intentions, chaque événement mode ramène encore sur le tapis (rouge) les questions de la maigreur extrême et de l’âge des mannequins.

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