Une étude récente de l’Université Concordia et de l’Université de Toronto porte sur les attraits du Mile-End qu’affectionnent les créateurs de mode et les fashionistas. Deux créatrices qui y ont installé leurs pénates, Judith Desjardins (Bodybag by Jude) et Anne-Marie Laflamme (atelier b.), nous livrent leurs impressions du quartier et nous expliquent pourquoi elles y ont ouvert leur atelier-boutique.
L’esprit du quartier
Judith Desjardins fait figure de pionnière dans le Mile-End. Quand elle a décidé d’y ouvrir son atelier-boutique, il y a bientôt cinq ans, peu de créateurs avaient investi les lieux. «C’est moins commercial que Saint-Denis ou Sainte-Catherine, c’est plus « designer indie »», explique la créatrice, qui apprécie le côté hétéroclite du Mile-End. Pour preuve : son atelier-boutique a pour voisin… une friperie!
À quelque pas de là, un autre atelier-boutique, celui d’atelier b., a ouvert ses portes à la fin septembre. L’une des deux créatrices de l’atelier, Anne-Marie Laflamme, affirme que l’ambiance du quartier a résolument un impact sur leur façon de travailler. «Il y a tellement de possibilités de collaboration, tellement de gens créatifs ici que c’est inspirant. Ça donne lieu à plein de projets autres que le vêtement. On rencontre beaucoup de personnes inspirantes!»
Ce qui les inspire
«Il y a une sorte d’effervescence, une énergie, dans le coin, affirme Anne-Marie Laflamme de l’atelier b. Le grand nombre de travailleurs autonomes crée aussi quelque chose de spécial. On le sent. Ce sont des gens qui ont des opinions, qui sont un peu plus libres. que la moyenne.»
De son côté, Judith Desjardins trouve dans le Mile-End une confirmation de l’orientation de son travail. «Il y a un côté jeune, funky. Le quartier vient appuyer nos idées de fraîcheur et de jeunesse. Ça nous confirme qu’on peut prendre cette direction plus funky!»