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Christopher Kane ou l'audace d'un créatif

Christopher Kane considère que son travail est une extension de lui-même. Au premier coup d’œil, poli et réservé en entrevue, il dégage pourtant une aura très différente de ses créations audacieuses.

Considéré comme l’une des étoiles montantes dans le ciel londonien, l’Écossais d’origine est comparé à Alexander McQueen pour sa créativité débridée. En ayant recours à des techniques innovatrices tant pour sa propre griffe que pour Versus, chez Versace, il s’attire les commentaires enthousiastes des plus grands de la mode.

En plus, il est avant-gardiste : ses collections fluo, ses robes et ses t-shirts à l’effigie de crocodiles et de gorilles ont changé la donne. Des vêtements à la charge émotive élevée qui révèlent un esprit aiguisé et un sens de l’humour que l’ont ne voit pas à tous les défilés.

Caressiez-vous le rêve de devenir créateur de mode?

J’ai toujours voulu tra­vailler dans le domaine de la mode depuis aussi loin que je me souviens. Quand j’ai réalisé qu’on pouvait gagner sa vie comme desi­gner, je n’ai jamais envisagé de solution de rechange. Je suis devenu obsédé par les défilés présentés à la télé quand j’étais encore très jeune. Je les enregistrais religieusement pour ne jamais les oublier.

Je ne connais pas d’autres designers maîtrisant les couleurs fluo comme vous…

Je ne peux l’expliquer, mais j’aime l’effet que ces teintes vives produisent.

Est-ce que l’influence punk rock qu’on trouve dans votre travail reflète votre personnalité?
Mon travail est vraiment une extension de moi-même. Toutefois, je ne pense pas que ces termes me décrivent bien. Je ne suis pas les tendances. Je fais simplement ce qui me rend heureux tout en satisfaisant ma créativité.

Ressentez-vous parfois une certaine pression à vous réinventer chaque saison?

J’essaie de mettre la pression de côté et de me concentrer sur ce que me dictent mes instincts. La pression me permet de me concentrer sur mon but, qui est de produire une collection unique chaque saison. Il n’y a pas de place pour le doute avant le défilé. Cha­que acheteur et journaliste est différent et a ses propres opinions. Mon défilé exprime mon opinion et mon amour des vêtements. Tant et aussi longtemps que je serai fier de moi après cha­que défilé, je serai heureux.

Vous qui avez deux emplois, êtes-vous d’accord avec ceux qui disent que les attentes envers les designers sont trop élevées en ce qui concerne la charge de travail?

Les attentes sont élevées, mais je ne pourrais pas imaginer faire autre chose. Je suis reconnaissant de pouvoir exercer le métier que j’aime.

Comment faites-vous la transition entre votre griffe et Versus pour Donatella Versace?

Versus a un héritage riche inspirant. Bien sûr, avoir Donatella comme patronne aide.

Comment est-ce de travailler pour elle?

Elle est véritablement la patronne la plus inspirante qu’on puisse espérer avoir. Elle m’apprend beaucoup de choses et nous rions beaucoup ensemble.

Si vous n’étiez pas designer, que feriez-vous dans la vie?

Peut-être du stylisme ou de la photo. Honnêtement, je ne peux pas imaginer ma vie sans être impliqué dans un processus de création.

Quel est le moment phare de votre carrière?
Je vais bientôt célébrer les cinq ans de ma marque. En soi, c’est marquant pour moi.

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