Au Domaine écologique Mont-Radar, l’été est l’occasion de découvrir la vie au naturel… en échange d’un peu d’huile de coude!
On connaissait déjà le concept du wwoofing, ou la formule de l’hébergement en échange d’un peu de travail agricole, qui commence à se répandre dans les fermes québécoises et nord-américaines. Mais au nord de la ville de Québec, sur un pan de montagne occupé durant la guerre froide par une base de l’OTAN, les vacanciers sont conviés à un autre type d’expérience.
Au mont Sainte-Marguerite (surnommé Mont-Radar en hommage aux anciennes installations militaires de la région), Jean-Marc Deneau et Philippe Laramée, deux hommes soucieux du développement durable, ont acheté ce qu’ils appellent «leur montagne» pour la détourner des mains des spéculateurs immobiliers et y construire un projet de société.
Depuis 1996, ils Å“uvrent au développement d’un écovillage qui comprendra des maisons faites de matériaux recyclés au sein d’un environnement écoresponsable. Jusqu’ici, seules deux maisons ont été construites sur le terrain de 180 hectares, tandis qu’une auberge accueille des locataires ou des vacanciers. Cet été, une nouvelle étape sera franchie grâce à une invitation lancée par Philippe Laramée sur les réseaux sociaux. «Nous invitons toutes les personnes qui ont une ouverture sur l’écologie et qui veulent venir passer des vacances entre juillet et septembre à nous visiter, en échange de petits travaux», affirme-t-il.
Au menu, toutes sortes de tâches permettant d’aider au développement de l’écovillage seront proposées quatre heures par jour aux visiteurs, en échange d’un hébergement gratuit : rénovations, entretien des sentiers, cuisine collective, gestion des animaux, et même communications pour la revue de solutions écologiques Aube (publiée par les éditions de Philippe Laramée).
«Nous proposons une sorte de camping sauvage et rustique, puisque les infrastructures sont amenées à être complétées notamment par l’aide de nos campeurs volontaires», explique M. Laramée. Ces derniers effecturont alors un retour aux origines grandeur nature puisqu’ils devront se tourner vers des installations composées de toilettes sèches et se laver dans les lacs environnants!
«On veut que les gens découvrent l’endroit et puissent, pourquoi pas, songer à s’installer dans la région», explique Philippe Laramée, qui rappelle que l’écovillage du Mont-Radar se veut avant tout un site de préservation de la faune et de la flore au sein d’un domaine écologique privé, et non un party perpétuel ou un organisme à visée religieuse.
Pour les intéressés, visitez les sites www.leradar.org et www.laplumedefeu.com