Évasion

Balade dans le Petit-Champlain

Marion Zanussi - Guides de voyage Ulysse

Le très populaire quartier historique du Petit-Champlain, dont la jolie rue éponyme abrite un théâtre, des cafés, des restos, des ateliers, des galeries et des boutiques, demeure un lieu sans égal pour la flânerie, la con­templation et les rencontres entre amis. Plusieurs artistes et artisans de renom y ont pignon sur rue.

Principaux points d’intérêt
Le funiculaire fut exploité dès novembre 1879 par l’entrepreneur W. A.?Griffith afin de faciliter les déplacements entre la Haute-Ville et la Basse-Ville de Québec. Au départ, le funiculaire fonctionnait à l’eau, laquelle se transvidait d’un réservoir à l’autre. Il fut converti à l’électricité en même temps qu’on illumina la terrasse Dufferin, soit en 1906. Aussi appelé «ascenseur», il évite d’emprunter l’escalier et de faire le détour par la côte de la Montagne.

La porte Prescott (côte de la Montagne) est directement accessible du parc Montmorency ou de la terrasse Dufferin par un charmant escalier situé à gauche du pavillon d’entrée du funiculaire. La structure discrètement postmoderne a été réalisée en 1983 en souvenir de la première porte érigée à cet endroit en 1797 par Gother Mann. Les piétons peuvent passer directement de la terrasse Dufferin au parc Montmorency, et vice-versa, grâce à la passerelle juchée sur son linteau.

Déjà en 1682, un escalier se dressait sur l’emplacement de l’actuel escalier Casse-Cou (côte de la Montagne). Jus­qu’au début du XXe siècle, il était fait de planches de bois qu’il fallait constamment réparer ou remplacer. Il relie la Basse-Ville et la Haute-Ville. Certains commerces se sont installés au niveau de ses différents paliers.

Au pied de l’escalier s’al­longe la rue du Petit-Champlain, autrefois habitée par des Irlandais travaillant au port, qui la nommaient «Little Champlain Street». Cette étroite voie piétonne est bordée de jolies boutiques et d’agréables cafés installés dans des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles. Certains bâtiments, au pied du cap, ont été détruits par des éboulis, avant que la falaise soit stabilisée au XIXe siècle.

La maison Louis-Jolliet? est une des plus anciennes demeures de Québec (1683) et l’une des rares œuvres de Claude Baillif encore debout. Elle fut construite après le grand incendie de 1682 qui détruisit la Basse-Ville. La tragédie incita les autorités à imposer la pierre comme matériau pour bâtir.

La maison fut habitée par Louis Jolliet (1645-1700), qui, avec le père Marquette, découvrit le Mississippi et explora la baie d’Hudson. Pendant les dernières années de sa vie, il enseigna l’hydrographie au Séminaire de Québec. L’intérieur du bâtiment a été complètement chambardé, puisqu’on y retrouve maintenant l’entrée inférieure du funiculaire.

Un peu plus loin dans la rue du Petit-Champlain, vous croiserez le joli petit parc Félix-Leclerc, dédié au célèbre chanteur québécois. On y retrouve une œuvre de la sculpteure Hélène Rochette, Le souffle de l’île, suspendue à même le roc de la falaise. Vous aurez sans doute besoin de plusieurs minutes pour admirer les nombreux détails que recèle la belle fresque du Petit-Champlain.

Quelque 35 personnages, connus ou anonymes, qui ont façonné l’histoire du Québec, et plus particulièrement de Québec et du quartier du Petit-Champlain, sont mis en scène dans six pièces, du rez-de-chaussée au grenier, faisant revivre différents lieux de leur vie quotidienne, tels que des ateliers d’artisans ou une auberge. Comme si les murs de la maison que vous avez sous les yeux s’étaient soudain ouverts sur des pans de l’histoire!

L’hôtel Jean-Baptiste-Chevalier, un ancien hôtel particulier, fut le premier des immeubles du secteur de la Place-Royale à retenir l’attention des restaurateurs de bâtiments. Il comprend en réalité trois maisons érigées à des époques différentes : la maison de l’armateur Chevalier, en forme d’équerre (1752), la maison Frérot, au toit mansardé (1683), et la maison Dolbec (1713). Tous ces bâtiments seront réparés ou en partie reconstruits après la Conquête. L’ensemble a été tiré de l’oubli en 1955 par Gérard Morisset, directeur de ­l’Inventaire des œuvres d’art, qui suggère alors son rachat et sa res­tauration par le gouvernement du Québec. Cette démarche aura un effet d’entraînement bénéfique et évitera que la Place-Royale soit rasée.

Deux restaurants coups de cœur


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