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Marché Immobilier – Montréal ralentit au 2e trimestre

Des condos à Griffintown.

Le marché immobilier de Montréal et du Québec a bouclé le 2e trimestre de 2026 sur une note contrastée, selon les données publiées lundi par Royal LePage. Dans le Grand Montréal, une fracture de plus en plus nette s’est installée entre une île sous pression et des banlieues qui continuent d’afficher une forte activité, à l’avantage des vendeurs. Pendant ce temps, à l’échelle provinciale, les signaux d’un rééquilibrage se multiplient.

Dans le Grand Montréal, le prix de l’agrégat a progressé de 4,9% sur un an pour atteindre 650 500$ au deuxième trimestre — en légère accélération par rapport au 3,3% enregistré au premier trimestre. Mais ce chiffre global masque une réalité profondément inégale selon les secteurs.

D’un côté, la Rive-Sud et la Rive-Nord affichent une vigueur soutenue. Marc Lefrançois, courtier chez Royal LePage Tendance, est catégorique: « L’activité reste très soutenue [sur les couronnes], malgré de rares ralentissements locaux. Faute d’inventaire, ces secteurs avantagent nettement les vendeurs.» La rareté des propriétés disponibles y maintient une compétition entre acheteurs qui tire les prix vers le haut.

De l’autre côté du pont, l’île de Montréal encaisse les contrecoups d’années d’exode urbain et du ralentissement de l’immigration. Les ménages partis s’installer en périphérie pendant la période de télétravail ne sont pas revenus. «Même si la migration liée au télétravail a cessé, les ménages installés en périphérie ne reviennent pas», confirme Lefrançois. Le retour progressif au bureau n’a pas suffi à renverser la tendance.

Le portrait n’est pas près de changer pour Montréal. Selon l’Institut de la statistique du Québec, la métropole devra voir sa population diminuer de 10% d’ici 2051, avec les baisses les plus importantes enregistrées entre 2026 et 2030.

L’unifamiliale détachée résiste mieux que les autres segments à cette pression, affichant une hausse de 5,7% sur un an dans le Grand Montréal pour atteindre 760 800$. La demande pour ce type de propriété demeure vigoureuse, et le volume d’acheteurs reste supérieur à l’offre disponible, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix malgré l’accumulation graduelle de l’inventaire observée depuis la fin du printemps.

Les condos ne se vendent plus

Le vrai point de tension du marché montréalais se situe du côté des copropriétés. Le prix médian d’un appartement en copropriété dans le Grand Montréal a certes progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 495 800$, mais la situation sur le terrain est bien plus fragile que ce chiffre ne le suggère, selon Royal LePage.

L’inventaire de condos sur l’île a atteint un sommet critique. Lefrançois parle d’un «engorgement historique»: depuis la pandémie, le nombre d’unités disponibles progresse de façon constante, alors que le volume de transactions stagne. Le taux d’absorption est tombé bien en deçà du seuil d’équilibre du marché.

Les disparités entre quartiers sont importantes. Les secteurs de Ville-Marie, Griffintown et L’Île-des-Sœurs — où des projets neufs se sont multipliés sans être pleinement absorbés — subissent une «lourdeur marquée». Des quartiers comme Villeray, Verdun et Le Plateau font preuve de plus de résilience, bien que l’essoufflement commence à s’y faire sentir. Royal LePage anticipe de légères corrections à la baisse dans le segment des condos montréalais pour la période estivale.

Le luxe, seul segment qui tient la route sur l’île

Dans ce tableau d’ensemble moins flamboyant pour l’île, le marché de prestige constitue l’exception notable. Westmount, Outremont et Mont-Royal connaissent un retour franc de la confiance et de la liquidité. Dans Montréal Centre, le prix de l’agrégat a atteint 808 500$, en hausse de 3,5% sur un an. L’unifamiliale détachée y s’établit à 1 245 400$, en progression de 5,1%, tandis que le prix médian des copropriétés a augmenté de 2,1% pour atteindre 596 300$.

Ce sont les acheteurs fortunés qui redynamisent l’activité au cœur de l’île — un constat qui rejoint la tendance observée au premier trimestre, où le retour en force du luxe à Montréal Centre avait déjà été signalé. Pour le reste des acheteurs, les conditions restent exigeantes.

Royal LePage maintient sa prévision d’une hausse de 5,0% du prix de l’agrégat dans le Grand Montréal au quatrième trimestre de 2026 par rapport à la même période l’an dernier. Des incertitudes planent toutefois à l’horizon automnal: l’approche des élections provinciales, l’éventualité d’un gouvernement minoritaire et les négociations commerciales avec les États-Unis sont autant de facteurs susceptibles de refroidir les ardeurs des acheteurs dans les prochains mois.

À l’échelle provinciale : prudence généralisée

Ce portrait montréalais s’inscrit dans une tendance plus large à l’échelle québécoise. Le prix de l’agrégat provincial a progressé de 3,8% sur un an pour atteindre 487 500$ au deuxième trimestre. L’unifamiliale détachée a grimpé de 3,7% pour s’établir à 524 900$, et la copropriété a enregistré une hausse de 2,2% à 407 700$. Des chiffres positifs, mais qui reflètent un rythme d’appréciation nettement inférieur au premier trimestre.

Dominic St-Pierre, vice-président exécutif de Royal LePage, observe que les acheteurs ont remplacé l’urgence par une prise de décision calculée: moins de surenchères, plus d’annulations après inspection, et une forte préférence pour les propriétés «clés en main». «La prudence financière des acheteurs installe tranquillement une transition vers l’équilibre», résume-t-il.

Le signal le plus éloquent de ce rééquilibrage vient de la ville de Québec, qui a enregistré sa première baisse trimestrielle en plus de trois ans. Le prix de l’agrégat y a reculé de 2,0% par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 465 800$. La hausse annuelle demeure positive à 6,1%, mais c’est un ralentissement marqué par rapport aux 10,7% du premier trimestre. Les compressions annoncées dans la fonction publique et l’incertitude électorale pèsent sur la confiance des acheteurs de la capitale.

Royal LePage a révisé à la baisse ses prévisions pour la région, anticipant désormais une hausse de 8,0% au quatrième trimestre — contre 12,0% projeté il y a trois mois.

À Sherbrooke et Trois-Rivières, les prix continuent de progresser respectivement de 5,7% et de 4,5% sur un an, soutenues par des fondamentaux économiques locaux solides. Gatineau, en revanche, affiche le portrait le moins actif, avec un recul de 4,7% du prix médian des copropriétés et une correction des prix anticipée pour l’été.

À l’échelle nationale, le marché est plus favorable aux acheteurs. Le prix de l’agrégat canadien a reculé de 1,4% sur un an pour s’établir à 814 900$. Toronto et Vancouver continuent de céder du terrain, avec des prix qui baissent respectivement de 4,6% et 4,5%. Le Québec, malgré son ralentissement, demeure l’un des marchés les plus dynamiques du pays.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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