C’est par groupe de cinq que les apprentis cuisiniers ont mijoté un repas gastronomique à l’aide d’ingrédients compris dans un panier surprise. Le travail d’équipe était de mise afin de cuisiner avec originalité les hauts de cuisse de poulet, courges poivrées, pommes de terre, panais, carottes, navets et brocolis. Un seul ingrédient était obligatoire: les pommes.
Jason Raven a découvert l’atelier de l’éco-quartier lors du défi gastronomique et compte bien y revenir. «Ce qui m’a attiré c’est le côté défi, a-t-il partagé. J’aime cuisiner comme certains aiment jouer au basketball. Ce qui m’intéressait était de décider en équipe. Je me suis occupé de créer le concept du menu de notre équipe.»
De son côté, Marie-Alice Jolibois se délectait pour la troisième fois. «J’adore participer à ces cours de cuisine. Je suis originaire d’Haïti et je veux apprendre comment les gens cuisinent ici. C’est différent et j’aime découvrir de nouveaux aliments.»
S’alimenter plus sainement
«L’activité s’inscrit dans un projet en sécurité alimentaire, indique Marine Dupin, agente de mobilisation en sécurité alimentaire à l’éco-quartier. Nous voulons sensibiliser les citoyens à aller vers une alimentation plus saine et équilibrée. Cela passe notamment par le fait d’augmenter leur consommation de fruits et légumes souvent insuffisante.»
Au cours de ces ateliers mensuels, l’organisme propose des idées de recettes économiques, diversifiées et saines. L’éco-quartier privilégie les recettes axées sur les fruits et les légumes de saison, des aliments parfois méconnus.
Les participants ont accès à une cuisine professionnelle avec le soutien du chef du Festigoût.
«Nous créons un lieu privilégié d’échanges et de partage afin de favoriser le lien social et l’appartenance des résidents à leur quartier», ajoute Mme Dupin.