IDS-Verdun

Encan virtuel d’œuvres au profit de l’art thérapie du Centre Wellington

Édition antérieure de l'exposition-encan Parles moi d'amour Centre Wellington.

Afin de s’adapter au nouveau contexte pandémique, la 9e édition de l’exposition-encan Parle-moi d’amour Centre Wellington se tiendra dans une formule virtuelle. Les fonds amassés durant l’encan serviront à soutenir les ateliers d’art thérapie pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Initialement prévue en mai et reportée en raison de la pandémie, l’exposition-encan au profit du Centre Wellington de l’organisme les Impatients est en cours jusqu’au 10 décembre. Il est possible de voir toutes les œuvres disponibles sur le site web impatients.ca.

On retrouve de nombreux tableaux, mais aussi des sculptures et des items de poterie ou de céramique. En plus des œuvres créées par les patients, des artistes professionnels ont donné des œuvres pour la cause qu’il est possible d’acheter à l’encan virtuel.

La campagne au profit du Centre Wellington vise à amasser 25 000$ cette année. «50% des sommes vont directement pour les ateliers du Centre Wellington, donc ça aide à maintenir les artistes qui parrainent les ateliers, acheter le matériel, et assurer tous les frais qui sont nécessaires à maintenir l’atelier en place. Le reste va pour les ateliers à travers le Québec», explique le président d’honneur pour le comité organisateur de l’événement, Léon Tourian.

Le centre de Verdun offre habituellement cinq à six ateliers par semaines aux patients. En tout, près d’une centaine de patients sont pris en charge et s’exprime grâce à l’art thérapie.

«On vise à augmenter le bien-être de nos patients et à diminuer les hospitalisations qui sont souvent très traumatisantes pour eux», souligne M. Tourian, également psychiatre de profession.

Bienfaits

Selon une étude menée en 2014 sur des patients de l’organisme Les Impatients, 87% de la clientèle a constaté une amélioration de leur santé. Aussi, une diminution de 66% des hospitalisations a été remarquée chez ceux qui participaient aux ateliers d’art thérapie.

«Cela diminue l’isolement et ça permet l’expression de soi. En ce moment, nos patients sont très isolés. Nos ateliers d’art se font par le biais de téléphones ou internet. Les maintenir connectés, même si c’est en ligne, ça permet de briser l’isolement, explique M. Tourian. Les patients qui produisent de l’art, c’est une belle expression de leur réalité.»

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île s’associe à l’organisme les Impatients pour l’exposition-encan.

«Je suis très fier de collaborer cette année une fois de plus avec les Impatients, un organisme qui change des vies en rendant l’art accessible, en faisant naître et fleurir des artistes tout en démystifiant la santé mentale», mentionne par voie de communiqué Alexandre St-Germain, directeur des programmes de santé mentale et dépendances du CIUSSS.

Une exposition en présentiel est également accessible aux visiteurs sur rendez-vous à la galerie des Impatients, située au 100 rue Sherbrooke Est, 4e étage à Montréal. L’exposition-encan Parle-moi d’amour Centre Wellington est en cours jusqu’au 10 décembre.

Infos: impatients.ca

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