Adaée Beaulieu
«C’était hallucinant. J’ai toujours été intriguée par les samouraïs. Je n’aurais pas pu manquer cette conférence. Il est très connaissant.» Ces commentaires de Suzanne Drouin, vice-présidente de Techno Ventes, illustrent bien l’enthousiasme qu’a engendré la conférence de Richard Béliveau chez la centaine d’auditeurs présents à la Galerie des Sœurs le 13 août dernier.
Ce docteur, qui se passionne pour l’art samouraï depuis son enfance, a partagé pendant plus d’une heure sa connaissance sur ces guerriers japonais à l’aide d’un diaporama.
Il a d’abord présenté l’aspect géographique du Japon, qui permet de mieux comprendre l’importance des samouraïs. En fait, les contraintes de territoires, occasionnées par la présence de plusieurs volcans dans ce pays, ont provoqué de nombreuses guerres. C’est en raison de ce contexte que les samouraïs, qui représentaient seulement 7% de la population, ont dirigé le Japon pendant 700 ans.
Les samouraïs, de grands philosophes
Richard Béliveau a ensuite abordé le paradoxe relié au fait que les samouraïs étaient à la fois des guerriers et des philosophes. Cela s’explique par le fait que la notion de mort était si omniprésente dans leur quotidien que cela les a poussés à développer une réflexion autant sur la mort que sur la vie. En fait, la méditation était pour eux essentielle.
Le conférencier a aussi énuméré les vertus propres aux samouraïs, telles que la bienveillance et le courage, ainsi que leurs ennemis, comme l’orgueil et la lâcheté.
Des armes impressionnantes
Durant la majeure partie de son exposé, M. Béliveau, a présenté à l’aide d’un diaporama sa collection d’armures, casques, masques et sabres produits entre les 10e et 19e siècles. Il s’agit de l’une des plus importantes au monde.
Il a, entre autres, expliqué que les casques des samouraïs étaient spectaculaires pour distraire et intimider leurs adversaires. Les masques représentants des vieillards ou des personnages grimaçants détenaient aussi cette fonction. De plus, bien que les armures étaient destinées au combat, leur valeur s’élevait à l’équivalent du revenu de 40 000 paysans. «Les armures font partie du patrimoine esthétique de l’histoire du monde», a affirmé le collectionneur.
Les samouraïs, des exemples à suivre
Pour conclure sa conférence, Richard Béliveau a décidé de parler des autres arts maîtrisés par les samouraïs, tels que la calligraphie et la cérémonie du thé. Il a expliqué que cette dernière reflète encore une fois les valeurs prônées par ces guerriers au champ de bataille, comme l’harmonie et le respect.
Ce retour sur les vertus des samouraïs lui a permis de terminer son exposé par un message percutant. «Le même courage et la même résilience dont les samouraïs faisaient preuve devraient être appliqués à la guerre contre le cancer», a déclaré le directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer au laboratoire de médecine moléculaire de l’UQAM.
Richard Béliveau souhaite créer un centre sur les samouraïs à Verdun pour permettre à la population de découvrir leur univers fascinant. Le public a été très enthousiasmé par l’idée.