Louise Harel semble y prendre goût et les citoyens viennent toujours en plus grand nombre lorsque la cheffe de l’opposition au conseil municipal est de passage dans Verdun.
Dimanche dernier, Louise Harel a attiré, malgré un temps superbe favorable aux activités extérieures, plus de 50 personnes à un petit déjeuner-rencontre au Centre culturel de Verdun. La politicienne d’expérience a ainsi renoué plus modestement avec une tradition montréalaise, celle des brunchs du dimanche matin du maire Jean Drapeau dans les sous-sols d’église. On doutait de l’efficacité de ces tournées dominicales, pourtant le Parti Civique du maire Drapeau raflait tous les sièges, ou presque, aux élections générales. Pour Vision Montréal, et surtout pour son chef Louise Harel, ces rencontres permettent au public de poser des questions et d’obtenir des réponses.
Par exemple à la question: comment récupérer l’argent volé par différentes entreprises de construction et de génie-conseil, Louise Harel a répondu qu’il faut trouver un moyen pour dédommager les citoyens de la collusion qui a sévi au cours des dernières années, sans pour autant détruire notre expertise. Madame Harel pense aux expériences semblables vécues en Suisse et à Amsterdam. Michel Nadeau de l’Institut sur la gouvernance sera consulté.
Par où doit-on commencer le ménage, d’ajouter un citoyen: «Nous réclamons depuis des années un commissaire à l’éthique avec des pouvoirs d’enquête», affirme Louise Harel en insistant sur l’imputabilité accrue des fonctionnaires et des élus. L’octroi de contrats à la ville et dans les arrondissements sera scruté à la loupe, dit-elle.
À propos du règlement P-6 qui permet des arrestations de masse lorsqu’une manifestation est illégale parce qu’il n’y a pas eu de dévoilement d’itinéraire et qui autorise l’imposition d’amendes salées aux contrevenants, Louise Harel estime que ces arrestations ne sont pas la solution. La cheffe de Vision Montréal préconise plutôt la formation d’un comité de travail afin de réfléchir sur le meilleur moyen de concilier le droit de manifester et la sécurité publique.
Abordant le dossier de la densification, un sujet controversé dans l’esprit de nombreux Verdunois, Louise Harel a d’abord insisté sur l’importance de créer des milieux de vie de qualité pour les familles. «La densification doit donc être un moyen et non une fin en soi», selon la cheffe de l’opposition, qui insiste sur l’accessibilité aux transports en commun, l’accroissement des logements familiaux et le verdissement des quartiers.