C’est avec une grande consternation que l’APRIDS (l’Association des propriétaires et résidants de L’Île-des-Sœurs) accueille l’annonce du maire Claude Trudel, du 6 novembre dernier, voulant que, pour des contraintes cadastrales et légales, la construction de la deuxième école primaire à L’Île-des-Sœurs ne puisse se faire à l’endroit initialement prévu dans le parc de la Fontaine.
Par cette annonce, en effet, le maire Trudel indique que ce projet qu’il a défendu bec et ongles, ne ménageant pas au passage les épithètes envers les opposants, n’aurait jamais dû exister si seulement une simple vérification légale avait été faite en amont. Le maire dit également à tous les parents et organismes qui se sont battus au cours des 18 derniers mois en faveur du projet que tous leurs efforts, temps et argent ont été en vain et tout à fait inutiles puisque l’arrondissement n’avait pas le droit de construire l’école à cet endroit.
«En poursuivant agressivement son projet, le maire a réussi à diviser la population de L’Île-des-Sœurs comme jamais un maire n’avait su le faire auparavant et il se contente maintenant d’une banale annonce alors qu’il devrait se confondre en excuses envers la population qui a le droit de se sentir bafouée et indignée du peu d’égard et de respect manifesté envers elle dans la conduite de ce dossier » déclare Charles-Pierre Munn, président de l’APRIDS.
Et ça continue…
Sans n’avoir fait effectuer aucune analyse au niveau de l’impact sur la circulation, de la sécurité et du bien-être des enfants, de la grandeur du terrain (qui est quand même de presque 10,000 pi2 plus petit que le spot zoning proposé en 2011) et, surtout, de la ou des questions juridiques (le CDDIDS se disant bien prêt à intenter son recours en injonction nonobstant le changement d’emplacement), le maire Trudel annonce maintenant que le nouveau site envisagé pour la construction de l’école sera dans une autre partie du parc de la Fontaine, soit dans ce qui est communément connu comme le « triangle », situé en bordure des deux voies de circulation et du carrefour giratoire les plus achalandés de L’Île-des-Sœurs.
«Ce n’est pas sérieux! La population est en droit de s’attendre à ce que ses élus municipaux lui présentent un projet techniquement et juridiquement viable et non quelque chose qui ressemble davantage à un geste désespéré» ajoute, M. Munn.
Pour toutes ces raisons, l’APRIDS demande au maire Claude Trudel de présenter immédiatement ses excuses à l’ensemble des résidents et résidentes de L’Île-des-Sœurs et d’entamer, sans plus tarder, des études sérieuses concernant l’emplacement de cette école afin de s’assurer qu’il soit adéquat sous tous les volets et ce, dans l’espoir d’avoir enfin une deuxième école primaire à l’Île et revoir la paix sociale au sein de la population.
L’APRIDS