C’est dans la salle du Douglas Hall que le personnel, les chercheurs et la directrice générale du Douglas Lynne McVey, ont accueilli le président et chef de la direction de Bell Canada, George Cope et la vice-présidente exécutive du Québec, Martine Turcotte pour l’annonce d’un don de plus de deux millions de dollars à la banque de cerveaux de l’Institut.
Grâce à cette aide, la banque de cerveaux de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas poursuivra le développement de ses activités de recrutement et de recherche, améliorera et ajoutera des équipements de pointe et des installations d’entreposage ainsi que des laboratoires tout en créant une bourse senior Bell en santé mentale. Cette installation, l’une des seules du genre au monde, portera dorénavant le nom de «Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada».
Un apport considérable à la recherche
La contribution de deux millions de dollars de Bell représente le plus important don corporatif au Québec jamais octroyé à un institut universitaire en santé mentale. Ce don s’inscrit dans le cadre de la campagne de Bell Canada dans le domaine de la santé mentale. Outre la lutte contre les préjugés qui stigmatisent les personnes atteintes, Bell soutient la recherche et les traitements destinés aux malades. Une campagne télévisée réunissant l’humoriste Michel Mpambara, la championne olympique Clara Hughes et le chanteur Stefie Shock, soutient l’action de Bell en montrant que trois personnalités aussi appréciées du public, ont souffert de problèmes de santé mentale.
La présidente de la Fondation Douglas, Jane Lalonde, a exprimé sa reconnaissance à l’égard de Bell pour ce don majeur. Pour sa part, la nouvelle directrice de l’Institut, Lynne McVee a souligné avec humour que ce don constituait une belle surprise alors qu’elle vient à peine de prendre la direction du Douglas.
@ST :Une banque de cerveaux unique en son genre
Établie en 1980, cette banque compte plus de 3000 spécimens de cerveaux humains conservés dans le formol, ou au congélateur à une température de -87 Celsius. Un seul cerveau peut servir à une douzaine de chercheurs selon Naguib Mechawar, Ph.D., directeur de la Banque qui est opérationnelle 24 h sur 24, 7 jours sur 7 afin de répondre aux besoins d’échantillons de scientifiques du monde entier.
L’étude de ces cerveaux contribue à accroître les connaissances qui permettent de comprendre les maladies mentales et neurodégénératives dans le but de mieux les traiter, guérir et prévenir. Le Dr Mechawar a tout de même spécifié qu’il fallait distinguer des maladies qui atrophient le cerveau comme l’Alzheimer, et sont donc visibles, de dépressions qui ne laissent pas de traces. La recherche profite de comparaisons entre des échantillons provenant de personnes ayant souffert de maladies mentales ou neurologiques à ceux provenant de cerveaux sains.
Léguer son cerveau pour faire avancer la science en santé mentale: le don ultime
Le directeur de la Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada, Naguib Mechawar, Ph.D., a souligné à quel point le don du cerveau est précieux: « Léguer son cerveau à la science représente un don inestimable et indispensable pour l’avancement de la recherche. Il s’agit d’une procédure relativement simple qui peut être initiée à condition qu’un formulaire de consentement spécifique soit signé». Les personnes intéressées à léguer leurs cerveaux pour faire avancer la science en santé mentale peuvent consulter ce lien: http://www.douglas.qc.ca/page/donner-son-cerveau.