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Rouler plus de 300 km pour vaincre le cancer

Il y a deux ans, Chrisy Yau, une résidente de Verdun, apprenait que sa grand-mère était atteinte d’un cancer. C’est donc pour elle et pour tous ceux atteints de cette maladie qu’elle a déjà commencé à s’entrainer et à amasser des fonds en vue du Cyclo-défi Enbridge contre le cancer qui se tiendra les 7 et 8 juillet prochains.

Chrisy Yau a découvert le Cyclo-défi grâce à une affiche tapissé sur le mur du centre de yoga qu’elle fréquente. C’est la nouvelle d’un second diagnostic de cancer chez sa grand-mère, qui est présentement aux soins palliatifs, qui l’a finalement convaincue de participer à la prochaine édition.

En tout, c’est plus de 300 km, soit la distance séparant Montréal et Québec, que devront parcourir les participants. Une tâche ardue en soi, qui le sera peut-être encore plus pour Chrisy Yau, qui avoue ne pas avoir «pédalé» depuis sa tendre enfance.

«Je n’ai pratiquement pas pédalé depuis que j’ai environ huit ans», dit la femme de 32 ans en riant.

Toutefois, Mlle Yau, qui a toujours été une personne extrêmement active, a commencé l’entraînement en octobre dernier. En plus de pratiquer le yoga de façon assidue, cette dernière suit également un programme de «CrossFit», et débutera bientôt des classes de «spinning», cette version extrême de vélo stationnaire. De plus, dès que la température le permettra, elle entamera son entraînement sur la route.

Elle s’entraîne présentement 6 jours par semaine.

«Ma famille croit que je suis un peu folle de m’entraîner de façon aussi intense et de vouloir rouler 300 km, mais en même temps j’ai toujours eu des projets un peu fous comme ça», dit-elle encore une fois en rigolant.

«Ils sont aussi très fiers de ce que j’essaie d’accomplir et l’entraînement est un peu devenu pour moi un job de soir. C’est comme ça que je vois ma préparation, comme un travail», dit-elle, déterminée.

Pour la Verdunoise, la cueillette de fonds n’est pas non plus un obstacle qui semble la décourager. Rappelons que tous les participants doivent amasser un minimum de 2500$ afin de pouvoir participer à l’événement.

«Amasser de l’argent n’est pas vraiment un problème. Il suffit de commencer à demander aux gens et de continuer», déclare celle qui se dit toutefois très privilégiée de recevoir également l’aide de commanditaires tels que le Gamezone de Verdun, le studio de yoga Happy Tree, les restaurants Sushi Shop, Cultures et Tandori, ainsi que Goldtech Consulting.

L’argent amassé servira directement à financer la recherche au Centre du cancer Segal de l’Hôpital général juif de Montréal et d’autres partenaires de recherche, tels que le CSSS de Gatineau, le CHUQ à Québec, ainsi que le CHRPR de Trois-Rivières.

Mlle Yau n’a pas encore roulé la distance entre Montréal et Québec qu’elle songe déjà participer au Cyclo-Défi de Toronto, cette fois-ci avec son frère.

«J’essaie déjà de le convaincre de participer; j’aimerais que ça devienne une tradition», dit-elle.

Malgré tous les efforts qu’exige ce grand défi, une chose est claire dans l’esprit de Chrisy Yau : «L’entraînement peut sembler difficile, voire même douloureux, mais il n’en demeure pas moins que ceux qui vivent avec la maladie traverse une bien plus grande épreuve», dit-elle.

«Le cancer touche tout le monde, je crois que c’est important de continuer la bataille, chacun à notre façon», conclut Chrisy Yau.

Pour plus de détails, veuillez visiter la page de Chrisy Yau sur le site du Cyclo-défi au http://tinyurl.com/7u7uzsc ou son blogue personnel http://chrisyyaujourney.blogspot.com/

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