C’est par écrit que le maire de l’arrondissement de Verdun, Claude Trudel, a décliné l’invitation du député Henri-François Gautrin de participer à une réunion sur le dossier de l’école. Dans sa lettre, le maire explique les motifs de sa décision.
«L’arrondissement de Verdun a fait tout ce qu’il pouvait dans le dossier de l’école primaire de L’Île-des-Soeurs et il appartient maintenant à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et au gouvernement du Québec de proposer une solution pour les parents du quartier,» affirme M. Trudel. Il ajoute que, de plus, il ne veut plus participer à des discussions en privé avec le groupe d’opposants qui a également été invité à la réunion. «Je n’ai aucunement l’intention de voir, une nouvelle fois, des propos et des échanges faits en toute bonne foi dans le cadre d’une rencontre privée être rapportés et déformés en public, comme cela a été le cas en juillet dernier. Qui plus est, les meneurs de ce groupe, bien que fort actifs, ne représentent aucune instance décisionnelle reconnue,» soutient-il.
Le maire de l’arrondissement dit avoir été sidéré de lire, dans un communiqué émis par le député, que celui-ci doutait de la décision de l’arrondissement de renoncer au référendum. «Lors d’une conversation téléphonique que nous avons eue, tôt jeudi matin, le 27 octobre (…), vous m’avez dit être d’accord avec moi sur les chances très minimes de gagner un référendum et, conséquemment, sur l’inutilité de prolonger plus longtemps le climat malsain qui prévaut à L’Île-des-Soeurs », écrit M. Trudel.
Il rappelle en outre au député Gautrin que les parents et son administration ont été seuls sur le terrain pendant six mois. «Personne ne pourra nous accuser d’avoir craint de proposer une solution viable, humaine, convenable, responsable et écologique pour nos enfants», ajoute-t-il.
M. Trudel rappelle que sa position demeure la même : «L’arrondissement de Verdun a fait tout ce qu’il avait à faire – et pouvait faire – dans ce dossier en allant au bout d’un processus démocratique très transparent. Comme mon administration l’a toujours dit et comme vous le savez très bien pour l’avoir vous-même écrit aux résidents des zones contigües, il n’existe aucun autre terrain appartenant à l’arrondissement qui puisse accueillir l’école primaire. Vous savez aussi qu’en accord avec la politique de la Ville de Montréal, mon administration n’a pas l’intention d’acheter un terrain privé pour la commission scolaire. S’il existe, ce terrain devra être acheté par la CSMB. Je répète ce message depuis six mois; on devrait peut-être commencer à me croire».
Le maire conclut que, fidèle à sa vision et à sa politique familiale, son administration, quel qu’en soit le prix politique ou autre à payer, continuera à prendre la part des enfants.