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Encore des hausses de loyer en 2012!

Le Comité d’action des citoyennes et citoyens de Verdun (CACV) recommande aux locataires de refuser toute demande de hausse de loyer jugée abusive, c’est-à-dire toute demande excédant les estimations recommandées par la Régie du logement sans qu’une explication satisfaisante des dépenses additionnelles ne soit fournie.

De par la loi, les locataires ont un mois suivant la réception de l’avis d’augmentation de loyer pour faire part de leur refus de la hausse ou de leur intention de ne pas renouveler le bail, à défaut de quoi ils seront réputé avoir accepté l’augmentation.

«Plusieurs locataires ont peur de contester une hausse de loyer, croyant à tort que leur propriétaire peut refuser de renouveler le bail en cas de refus, souligne Chantal Lamarre, directrice du CACV. Dans le doute, nous invitons les locataires à s’informer auprès du CACV ou de la Régie du logement, afin de bien comprendre leurs droits et obligations».

La Régie du logement estime cette année qu’il est justifié de demander une augmentation de 0,6% lorsque le locataire assume les frais de chauffage, et de 0,7% pour un logement chauffé par le propriétaire à l’électricité, alors que 3,6% s’applique au mazout. Dans le cas d’un chauffage au gaz défrayé par le locateur, aucune augmentation de base (0%) n’est justifiée. À ces estimations de base viennent toutefois s’ajouter l’amortissement de certaines dépenses telles que les augmentations de taxes foncières et les travaux majeurs effectués durant l’année 2011 – pour ces derniers, le locateur peut réclamer 2,9% des coûts, répartis sur les 12 mois du bail se renouvelant, soit 2,42$ par mois pour chaque tranche de 1000$ de travaux se rapportant au logement visé.

Année après année, plusieurs locataires se sentent de plus en plus mal à l’aise de refuser des augmentations pourtant injustifiées, la place publique étant inondée par les discours alarmistes des ténors de l’immobilier, qui affirment avoir de plus en plus de mal à réaliser un profit substantiel. Les locataires se font en effet généralement refiler la facture découlant de l’explosion indécente des prix de vente des immeubles résidentiels, un jeu économique dont ils ne retirent aucun bénéfice mais dont ils devraient apparemment faire les frais. Les plus récentes publications de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) nous apprennent ainsi que depuis l’an 2000, un logement de trois chambres à coucher à Verdun a augmenté en moyenne de 316$ par mois, alors qu’un logement d’une chambre à coucher se loue maintenant en moyenne 597 $ par mois, soit 44 $ de plus que l’an dernier. La majorité des locataires n’arrive tout simplement pas à soutenir ces hausses et s’appauvrit ainsi année après année.

«Même si votre loyer est moins cher que la moyenne, vous êtes tout à fait légitimés de refuser une hausse dépassant les estimations de la Régie » insiste Mme Lamarre, rappelant que les loyers aujourd’hui au-dessus du prix du marché sont le résultat de propriétaires ayant imposés des augmentations largement au-dessus de ces mêmes indices par le passé. « La solution à la crise du logement abordable passe par un contrôle strict des loyers et par la socialisation du parc de logement locatif, le logement social étant le seul réel moyen de garantir la reconnaissance du droit au logement pour tous et toutes. »

Le CACV organise un atelier d’information sur les augmentations de loyer à chaque mercredi après-midi, dès 13h30, du 15 février à la fin mars. Inscrivez-vous au 514-769-2228, poste 101. (Source : CACV)

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