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Le visage des Verdunois en 24 images

Dans son exposition photo qui débutera le 1er novembre prochain, le photographe Martin Chamberland, lui-même résident de Verdun, dresse un portrait des gens qui peuplent cet arrondissement.

L’exposition, qui s’intitule «Le portrait de Verdun en 24 images», présente comme son titre l’indique, 24 photos qui mettent en scène des Verdunois de tous horizons.

«Je voulais vraiment toutes sortes de gens qui constituent Verdun, mais qui sont également de différents univers : des enfants, des étudiants, des adultes et même des clowns!», dit le photographe.

Fait intéressant, les sujets ne sont pas photographiés dans leur milieu de vie, mais dans un studio avec un éclairage d’apparence très simple et naturel. Ainsi, le spectateur peut s’attarder uniquement sur la personne photographiée.

«C’est de la photo sans artifices», dit Martin Chamberland qui a commencé à travailler sur son projet en mars dernier. Les photos peuvent se ressembler et paraître presque identiques à première vue, mais plus on les observe, plus on dénote les différences et les particularités propres à chaque personne.

Le photographe dit aussi tout particulièrement aimer la relation qu’il développe avec ses sujets pour le court laps de temps que dure une séance photo.

«C’est une relation entre deux personnes qui est très intéressante, dit-il. On discute, on se demande comment faire la photo».

Martin Chamberland a commencé sa carrière de photographe un peu par hasard alors qu’il complétait un baccalauréat en histoire. En fait, c’est l’étude de cette discipline qui l’a amené à s’intéresser à la photographie, M. Chamberland découvrant, par le biais de ses professeurs, des photographes comme Jacob Riis et en particulier Lewis Hine, deux hommes qui ont voué leur vie à documenter leur époque et le monde qui les entourait.

Du même coup, sa cousine, qui était également graphiste pour un journal local, l’Écho du Vieux-Montréal, fut impressionnée par son travail et c’est ainsi que Martin Chamberland commença sa carrière de photographe.

Depuis maintenant quinze ans, celui-ci accumule donc différentes expériences, en ayant notamment couvert des manifestations comme le Sommet des Amériques et en ayant travaillé comme photographe pour les Alouettes de Montréal, le groupe musical La Chicane, le producteur de spectacles Donald K. Donald ainsi que pour plusieurs hebdos de Médias Transcontinental.

Cependant, tout comme Lewis Hine qui l’a grandement inspiré, Martin Chamberland affectionne particulièrement être le photographe des gens ordinaires, les rencontrer et échanger avec eux.

«Je n’aime pas nécessairement les « gros trucs », dit-il. Je suis beaucoup plus fasciné et intéressé par le côté personnel.»

À l’aube de son expo, ce dernier pense déjà à son prochain projet qui, encore une fois, serait dédié à Verdun et ses résidents.

«Je voudrais me promener et prendre des photos qui seraient comme des ‘‘flashs’’ du moment, chacune nous montrant un instant de vie très bref des gens d’ici», dit-il.

«J’aimerais beaucoup comme photographe être ‘‘l’œil de Verdun’’ et aussi continuer à fouiller le sud-ouest», conclut celui qui considère la photographie comme un moyen de créer des souvenirs et une mémoire collective à partir d’événements éphémères.

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