Le planespotting est une activité qui consiste à repérer, observer, et prendre des photos d’avions. À Dorval, autour de l’aéroport, des sites sont propices à l’activité, connus du grand public comme le Parc Jacques-de-Lesseps, ou connus seulement des fins connaisseurs.
La croissance de ce hobby est exponentielle, «il y a un an on avait 500 membres, désormais nous avons plus du double. De cinq à dix membres par jour se rajoutent environ», se félicite Keven.
«L’observation d’aéronefs est une passion, décrit Fréderick, il y a deux volets au planespotting, c’est d’abord une façon de rencontrer des nouvelles personnes, faire des contacts entre passionnés et personnes du monde de l’aviation. L’autre volet consiste à collectionner des photos d’avions, parfois spéciaux et rares, et photographier le plus d’immatriculations d’avions possible» (puisque chaque avion est immatriculé), ajoute son collègue.
«Notre communauté d’observation d’aéronefs francophone s’est créée il y a trois ans dans le but de créer des liens, réseauter, se faire des contacts. Et dans un esprit de partage de photos et d’informations», commente le jeune homme.
«On regroupe parmi ces passionnés plusieurs personnes actives dans l’industrie comme des pilotes, des mécaniciens, agents de bord, contrôleurs aériens, précise Fréderick. Certains membres de la communauté sont très haut placés dans l’industrie aérienne venant par exemple d’Air Transat ou de Bombardier».
Vers une réglementation de l’activité?
Sur la page Facebook, un message d’avertissement apparaît pour signaler aux membres de faire attention aux informations et photos qu’ils partagent. «Les compagnies veulent en général beaucoup contrôler l’information qui sort et monitorer ce genre de communauté», souligne Keven. Certains membres se sont retrouvés malheureusement renvoyés de l’entreprise pour avoir divulgué des informations confidentielles. Des informations comme l’arrivée d’un avion militaire peuvent être néfastes à la personne qui a photographié l’avion en question ou a donné l’info», insiste-t-il.
Le temps consacré à l’activité varie de plusieurs fois par semaine pour les mordus aux heures de trafic aérien, à des visites plus épisodiques. La trousse du parfait «spotteur» comprend un balayeur d’ondes pour écouter la fréquence des radios des pilotes, «c’est tout à fait légal au Canada et nous l’utilisons dans un contexte d’apprentissage».
L’équipement du parfait spotteur
Le passe-temps a l’avantage d’être gratuit. Bien que le loisir ne requiert aucun équipement, les passionnés apportent des articles comme:
-Appareil photo avec de longues focales
-Petit escabeau pour photographier par-dessus les clôtures
-Jumelles -Chaise portative -Parapluie ou ombrelle -L’horaire détaillé des départs et arrivées des avions
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