Après la tempête du 27 décembre dernier, regardez le résultat du nettoyage des rues à Lachine. Coin 1ère Avenue et Victoria, les derniers 20 mètres, direction sud, encore quelques 10 cm de neige laissés sur la chaussée. La souffleuse venait de compléter son ramassage. Même chose sur la 5e Avenue. Sur la 4e Avenue, entre Victoria et Provost, côté est, la souffleuse a passé deux fois, la chenillette Bombardier, cinq fois. Résultat: beaucoup de neige entre le trottoir et la rue.
Je crois qu’une fois tout le ramassage de la neige à Lachine terminé, on aurait pu revenir nettoyer la neige entre le trottoir et la rue. Nous payons les mêmes taxes. Quelle qualité de vie!
Si nous ne sommes pas capables de bien faire une chose, que sera Lachine dans cinq, dix ou vingt ans?
L’été passé, nous avons nettoyé le pavé uni et refait une beauté au pied des arbres sur la 4e avenue. À l’occasion quatre cols bleus, des fois cinq pour exécuter ce travail. À la fin des travaux, y a-t-il un de ces cols bleus qui a rapporté à son supérieur les petites bandes de béton qui sortaient dangereusement de la terre?
Si non, que sera Lachine dans cinq, dix ou vingt ans?
À Lachine, au lieu de bien réparer les trottoirs, on les rapièce avec de l’asphalte. Ça fait plus «chic». À certaines occasions, on y retourne pour refaire les travaux. Ce n’est pas grave, ce sont les contribuables qui paient.
Depuis que la cueillette des ordures ménagères a été réduite à une fois par semaine, nous voyons des rats, des ratons-laveurs, accompagnés d’écureuils, fouiller dans nos sacs à ordures.
Ce n’est pas grave. Imaginez Lachine dans cinq, dix ou vingt ans.
Des condos, emmenez-en! Ce n’est pas grave l’augmentation de la circulation à Lachine. On s’en fout. Le monoxyde de carbone, la rage au volant, c’est bon pour la santé.
M. Dauphin avait confirmé que les travaux de la bibliothèque débuteraient au mois d’août de la même année. Comment endormir un auditoire! Deux ans plus tard, la bibliothèque est vide et on ne sait plus quand débuteront les travaux. Même rengaine pour notre super tram-train!
Pour préparer Lachine à améliorer notre qualité de vie dans cinq, dix ou vingt ans, il faudrait trouver des gens qui savent bien faire ce qu’ils ont à faire. On est tanné (écœuré) d’entendre toutes sortes d’histoire d’urbanisme, «ce n’est pas moi», lire des lettres d’allégations, etc…
Imaginez encore que sera Lachine dans cinq, dix ou vingt ans.
DEMAIN LACHINE…
Michel Laplante