Gérald Tremblay avait d’abord plaidé l’ignorance en ce qui a trait aux gestes illégaux d’espionnage effectué par l’ancien contrôleur général, Pierre Reid, rappelle Réal Ménard. Par la suite, le maire n’a jamais remis en question les agissements de son équipe. Au contraire, estime M. Ménard, l’administration Tremblay-Applebaum a plutôt laissé entendre qu’il était légitime de lire les courriels des élus.
Pour le cas Dauphin, l’administration Tremblay-Applebaum prétextait avoir des «allégations très sérieuses» quant à la gestion des affaires de l’arrondissement par Claude Dauphin, ex-président du conseil municipal de Montréal. Au printemps dernier, le dossier aurait été remis à la Sûreté du Québec et plusieurs fuites sont alors survenues dans les médias à cet effet. Ces documents seront-ils rendus publics?, demande Réal Ménard.
«Dans cette saga, ajoute le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, nous recherchons la vérité et voulons amoindrir les coûts économiques et politiques des mauvaises décisions du maire afin de ne pas alimenter le cynisme de la population».
«Monsieur Tremblay doit répondre à des questions: Peut-il nous assurer que l’espionnage des élus et du personnel politique ne se fait plus? Peut-il nous dire si Claude Dauphin est sous enquête à la Sûreté du Québec? Me Dauphin, un collègue respecté pour son jugement et son impartialité, reprendra-t-il son poste de président d’assemblée au conseil municipal, la prochaine séance étant le 20 août? Si le maire Temblay ne répond pas, comment continuer à défendre la démocratie et à assainir la fonction publique?», se demande en conclusion l’ex-député bloquiste Réal Ménard.