La pratique du dessin, voire son expérience, sont matière à une incursion dans la collection. Très librement, la conservatrice propose une sélection d’œuvres qui dérogent dans certains cas aux définitions bien arrêtées. Il y a dans l’exposition un espace pour les frictions et les glissements.
Il y a friction lorsque deux approches du dessin se confrontent dans un solide face à face. Il y a glissement lorsque d’une œuvre à l’autre, on reconnaît une forme, un sujet, une manière, une époque. Quelques sculptures émergent sur ce parcours, lignes dressées dans l’espace, en résonnance avec les œuvres sur papier.
L’expérience intime du dessin
L’ensemble des 50 œuvres amène le visiteur attentif à revivre l’expérience intime du dessin, à ressentir ce geste qui, dans sa plus simple expression, consiste à marquer une surface d’un trait. Griboullis d’abord, jeu ensuite, le dessin deviendra rapidement une tentative de reproduire le réel ou de témoigner de la perception que nous en avons.
Peu d’entre nous ont persisté dans la pratique du dessin, aussi, son souvenir nous permet-il d’apprécier la maîtrise et la sensibilité des œuvres présentées. Leurs auteurs, des artistes reconnus, ont pour la plupart fait de ce médium un outil de travail et de recherche. Certains d’entre eux en ont fait l’objet d’une étude rigoureuse ou encore leur moyen d’expression privilégié.
Diverses approches du dessin
L’exposition inclut diverses approches du dessin où le sens aigu de l’observation, l’imagination, l’audace, l’invention et le questionnement alternent.
Des esquisses d’Adrien Hébert et de Paul Caron jusqu’au grand format contemporain de Renée Lavaillante et à l’installation de David Moore, tout un parcours s’accomplit, faisant éclater les marges du papier.
Frictions et glissements est une exposition qui s’adresse aux adultes curieux et aux enfants qui aiment se faire raconter des histoires.
Le Musée de Lachine est situé au 1, chemin du Musée, à l’intersection de la rue Saint Patrick. Renseignements: 514 634-3478 (www.museedelachine.com).