« Il n’est pas anormal de voir des GMF prendre quelques années afin d’atteindre leur cible », prévient Marie-Claude Lacasse, porte-parole du ministère. Les treize GMF ont une offre complète de services, selon le cadre actuel de gestion GMF. Cela veut dire que ces établissements offrent par eux-mêmes ou par une entente de services avec un autre prestataire de service, 68 heures d’ouverture par semaine.
Dans une entrevue accordée au quotidien Le Devoir en avril 2013, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, était estomaqué par les piètres résultats des GMF au Québec, allant jusqu’à les menacer de retirer les subventions à ceux qui ne remplissent pas leur contrat.
« Ce qui m’étonne, me bouleverse, me scandalise, c’est que dans certains cas on donne de 400 000 $ à 500 000 $ à des GMF, avec des exigences, et que celles-ci ne sont pas remplies, et ce, sans aucune sanction. […] On s’aperçoit que 43 % des GMF n’ouvrent pas la fin de semaine, alors qu’on paie pour ça. Qu’est-ce qui reste aux patients ? L’urgence ! »