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Le Plateau-Mont-Royal

Hivers imprévisibles, patinoires incertaines

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Avec les changements climatiques, les hivers sont de plus en plus imprévisibles. Tempêtes de neige et périodes de redoux se suivent et ne se ressemblent pas. Les caprices de dame Nature se répercutent sur les installations sportives hivernales, si bien que l’administration locale pourrait avoir à se demander s’il est toujours justifié d’investir dans celles-ci.

L’hiver passé, la saison des patinoires a été écourtée à 33 jours en raison des fluctuations de la température.

« Ç’a été catastrophique. On parle de moins de la moitié d’une saison régulière. Chaque année, notre objectif est que les gens puissent patiner pour Noël. L’an dernier, la première journée de patinage a été le 4 janvier. Il y a eu beaucoup de fermetures en janvier et en février. C’est la pire saison des 10 dernières années », indique Michel Tanguay, chargé de communication à l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal.

Pour qu’il puisse y avoir une belle glace extérieure, il est primordial d’avoir une base de neige. L’idéal est d’avoir « une belle bordée » au début de la saison.

« On la compacte pour ensuite l’arroser. Sinon, on ne fait qu’arroser le gazon, qui absorbe l’eau. Pour la patinoire du parc La Fontaine, c’est une autre histoire puisqu’il s’agit d’un étang », explique-t-il.

Outre la température, un autre obstacle nuit à la pérennité des patinoires : les patineurs impatients. Pour qu’une glace demeure praticable, il faut lui laisser le temps de geler.

« Ça prend une bonne épaisseur, sinon, elle s’use trop vite. Pour ça, il faut de la neige, de l’eau, mais aussi trois journées consécutives où il fait minimalement -10 Cº.

« S’il fait -4 Cº, ça peut prendre un bon 12 heures avant que ça gèle pour vrai et souvent, on a des gens qui utilisent la patinoire même si la glace est molle. Lorsqu’ils patinent malgré les interdictions, ils ne se rendent pas service, car ça détériore la surface. Il faut donc repartir la glace, au milieu de la saison », expose M. Tanguay.

Rentrer dans son argent

Entretenir des patinoires extérieures engendre des frais à l’arrondissement. Or, si la saison est plus courte que prévu, est-ce toujours rentable?

Difficile à dire pour l’instant, car du côté de l’administration locale, impossible de dire combien elle débourse exactement pour une patinoire.

« Les coûts associés sont compris dans le budget d’entretien des parcs. L’équipe responsable fait la tournée des espaces verts pour déneiger les sentiers, vider les poubelles, arroser les patinoires, etc. Ça rentre là-dedans.

« Cette année, quel hiver va-t-on avoir? On ne peut pas le prédire. C’est sûr que si on a encore une saison de 30 jours, il va peut-être falloir qu’on ait des réflexions à ce sujet, en prenant notre situation financière en compte. Mais on n’en est pas encore rendu là. Il est trop tôt pour peser sur le bouton panique », assure M. Tanguay.

Les patinoires extérieures du Plateau-Mont-Royal

Voici une liste des parcs où l’on retrouve des patinoires extérieures, sur le Plateau-Mont-Royal :

– Parc De Lorimier, compris entre l’avenue Laurier et les rues Chabot, de Bordeaux et Masson

– Parc Saint-Michel, à l’angle de la rue Saint-Dominique et de l’avenue Laurier

– Parc Baldwin, situé entre les terrasses Mercure et Guindon, ainsi que les rues Chapleau et Fullum

– Parc Jeanne-Mance, situé à l’angle des avenues du Mont-Royal et du Parc, ainsi que la rue de l’Esplanade

– Parc La Fontaine, situé entre l’avenue du même nom, la rue Rachel, l’avenue Papineau et la rue Sherbrooke Est

– Parc Sir-Wilfrid-Laurier, délimité par l’avenue Laurier ainsi que les rues de Mentana, Saint-Grégoire et de Brébeuf.

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