Quand on lui demande ce qui a marqué la dernière année, M. Ferrandez répond sans hésiter la préservation des ateliers d’artistes dans le secteur Saint-Viateur Est.
« Je ne pensais jamais qu’on arriverait à faire plier et à faire participer activement un des plus gros promoteurs immobiliers de la planète. Je pensais que son réflex serait de faire appel à une batterie d’avocats pour contrer le règlement; il a plutôt sollicité une batterie de personnes pour travailler dans le même sens que celui-ci, afin de le transformer en un gain pour lui, mais aussi pour le quartier », indique-t-il.
Cependant, tout comme l’an passé, il estime que sa plus grande réussite demeure la propreté.
« Ce sur quoi on a le plus travaillé, c’est la propreté. Je crois qu’on est en train de gagner. On a mis beaucoup d’efforts dans la réorganisation de nos équipes et on a repensé nos budgets pour pouvoir laisser les poubelles en hiver, ce qui a fait une énorme différence. On a aussi fait appel à des gens inscrits dans un programme de réinsertion sociale pour ramasser les papiers à la traîne. On ne lâche jamais et on va finir par l’avoir », insiste-t-il.
Parmi ses autres « bons coups », le magistrat souligne l’ouverture prolongée du marché fermier, la transformation des espaces verts, notamment le parc Sir-Wilfrid-Laurier, et la métamorphose de la rue Rachel.
Le mea culpa du maire
Si certains projets suscitent la fierté du magistrat, d’autres auraient pu être traités différemment, concède-t-il.
« Des moins bons coups, il y en a eu plusieurs cette année, a-t-il dit, pensif, avant de prendre une longue pause. Il y en a au quotidien. En tant que maire, il faut apprendre à constamment être insatisfait. »
Il cite en exemple les travaux de la place Laurier, qui ont accusé près de deux mois de retard.
« En même temps, on en a profité pour changer toutes les infrastructures souterraines. J’ai un pincement au cœur lorsque je constate leur état. On aurait pu se contenter de simplement remettre de l’asphalte en gardant des égouts pourris, et on aurait été accueillis en héros parce qu’on a respecté les délais. Je ne peux donc pas dire que c’est un moins bon coup, mais ça fait mal.
« La place Guilbault, que l’on voulait aménager au coin de Saint-Laurent, est aussi un projet que l’on a raté. Ça n’a pas pu voir le jour parce que c’était trop cher. On voudrait toujours faire mieux et plus vite, mais malheureusement, ce n’est pas possible », avoue humblement le maire Ferrandez.
L’année 2012 en a été une d’apprentissages, notamment en ce qui a trait au déneigement. Il admet que celui-ci a été un peu chaotique et promet qu’il remédiera à cette situation dès cet hiver.
« J’ai appris à la dure, que la neige, pour certaines personnes, notamment celles à mobilité réduite, pose un réel problème. On a sauvé de l’argent en masse, mais c’est vrai que des fois, ça s’est étiré en longueur (le déneigement) », convient-il.
Malgré quelques erreurs de parcours, M. Ferrandez dresse un bilan positif de la dernière année.