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Le Plateau-Mont-Royal

À un clic de l'accessibilité

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Ce n’est pas toujours évident d’avoir accès à des lieux et des services adaptés à nos besoins, lorsqu’on est une personne handicapée. Afin d’en savoir plus sur les ressources disponibles, le centre de réadaptation Lucie-Bruneau (CRLB) a lancé un répertoire virtuel des lieux accessibles sur l’île de Montréal.

« C’est un outil qui permet de coter le niveau d’accessibilité pour les personnes se déplaçant en fauteuil roulant, qu’il soit manuel ou électrique. On s’est attardés aux lieux de santé et centres de sports et de loisirs locaux », explique Brigitte Fillion, chargée de projets – CRLB virtuel.

Le CRLB planche sur ce projet depuis maintenant trois ans. À ce jour, 234 lieux de santé et 174 centres sportifs ont reçu la visite d’une équipe formée de spécialistes en accessibilité universelle et d’étudiants en ergothérapie, pour évaluation. Si la portion est de l’île de Montréal a été passée au peigne fin, le CRLB en est à finaliser l’évaluation des établissements du secteur ouest.

« Il y avait un réel besoin de centraliser une information fiable. Avant, les gens pouvaient passer un temps fou sur Internet, sans toutefois trouver ce qu’ils cherchaient. De plus, peu d’instances étaient en mesure de dire si oui ou non, elles étaient réellement accessibles. Tout a été évalué, que ce soit le stationnement, le chemin pour se rendre à l’entrée, la hauteur du comptoir d’accueil, la présence d’une porte automatisée, etc. », soutient-elle.

Mme Fillion insiste sur le fait que l’accessibilité universelle ne se borne pas à des normes architecturales et qu’il faut voir ce concept de manière plus large.

« Dans les cabinets de dentistes ou d’optométristes, il faut que le bâtiment soit accessible, mais il faut aussi voir s’ils ont l’équipement ou la formation nécessaires pour transférer les personnes en fauteuil roulant à la chaise d’examen », illustre-t-elle.

Questionnée sur le « bilan de santé » de l’accessibilité à Montréal, Mme Fillion croit que la situation est en constante évolution, surtout depuis que la Ville-centre a adopté une politique en ce sens.

« Plus qu’on en parle et qu’on fait de la sensibilisation, plus on réalise que les gens sont ouverts. Il s’agit davantage d’une méconnaissance de cet enjeu que de la mauvaise foi », estime-t-elle.

Le web accessible

Le site web a été pensé pour répondre aux besoins des personnes handicapées.

« Une personne avec une déficience motrice peut naviguer avec les flèches, plutôt qu’avec la souris. Le site est également compatible avec un lecteur d’écran », insiste Mme Fillion.

Les différents lieux évalués sont répertoriés en fonction des territoires des CLSC et des CSSS. Des pictogrammes servent à identifier les lieux en fonction de leur type d’accessibilité, tandis que des énoncés permettent d’avoir de l’information supplémentaire.

« Notre mandat en est un de réinsertion sociale et de maintien de la qualité de vie. Ce qu’on a voulu faire, c’est aller chercher des ressources près de la vie communautaire. C’est dans ce sens-là qu’on a évalué les bibliothèques de quartier, les arénas, les piscines, etc. On ne s’est pas concentré sur les artères commerciales et attraits touristiques pour ne pas dédoubler le travail qui a déjà été fait par d’autres organismes », fait valoir la chargée de projet.

Pour que la plateforme reste à jour et soit « vivante », les visiteurs sont invités à se créer un profil. De cette manière, ils pourront, eux aussi, coter les lieux visités et laisser leurs commentaires.

« Bien que ce site s’adresse principalement à la clientèle du CRLB, il a été pensé pour le grand public. Si une telle ressource avait existé lorsque je me déplaçais avec une poussette, je l’aurais utilisée », affirme Mme Fillion.

Pour en savoir plus, on visite le site www.luciebruneau.qc.ca/fr/repertoire.

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