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Le Plateau-Mont-Royal

De l'aide financière pour les lézardes?

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Parce que lézarde dans les fondations rime souvent avec facture salée, la Ville de Montréal offrait une subvention aux propriétaires immobiliers touchés. Or, depuis juillet 2011, cette aide financière n’existe plus. Quelles ressources reste-t-il pour les personnes aux prises avec une maison lézardée?

L’indemnité, sous sa forme initiale, a été abolie. Elle est désormais comprise dans un programme plus large: celui des Rénovations résidentielles majeures, indique-ton du côté de la Ville de Montréal.

« L’aide continue. Le soutien spécifique aux fondations est inclus dans celui qui touche l’ensemble de la structure. Le processus d’évaluation des demandes est le même.

« Apparemment, la quantité de demandes reçues pour le programme de maisons lézardées était insuffisante pour en justifier l’existence, ce qui explique cette modification », indique Patricia Lowe, des relations médias à la Ville-centre, concédant que l’existence de ce programme est méconnue de la population.

Critères d’admissibilité

Pour être admissible à cette aide financière, le projet soumis doit répondre à plusieurs critères en lien, notamment, avec le type de bâtiment, sa valeur foncière, la nature des travaux et leur coût. L’emplacement de l’édifice est également pris en compte.

Dans le Plateau-Mont-Royal, le territoire visé par le programme de Rénovations résidentielles majeures est limité à la zone se trouvant entre les rues Sherbrooke, Chapleau, Hogan et l’extrémité nord de la rue Franchère. Or, le problème de maisons lézardées s’étend à presque la totalité de l’arrondissement. Qu’est-ce qui explique cette disparité?

« La Ville travaille avec la Société d’habitation du Québec (SHQ). Ensemble, ils décident des secteurs d’un arrondissement qui peuvent bénéficier d’une subvention. Sur le Plateau, on parle d’un secteur très restreint, en raison du facteur socio-économique. On prend en compte la présence de sol argileux, mais aussi tous les autres facteurs. Montréal utilise les critères de la SHQ », informe Mme Lowe.

Cette situation est décriée par Marie-Luce Fortier, une résidente du Plateau dont la maison est lézardée. Habitant sur la rue de Bordeaux, elle n’a pas accès au soutien financier. Comme plusieurs de ces voisins, elle n’a pas l’argent nécessaire pour réaliser les travaux requis.

« Tant qu’à payer pour un trou, j’aimerais mieux faire creuser un sous-sol que de simplement patcher et faire pieuter ma demeure. Mais je n’ai pas d’argent de côté pour ça. Je vais donc probablement devoir opter pour la solution la moins chère. Ça fait seulement un an et demi que j’habite ici, je ne peux pas réhypothéquer ma maison, comme quelqu’un qui est propriétaire depuis 20 ans. Pour moi, c’est comme s’il n’y en avait pas de subventions », plaide la maman de deux jeunes enfants, qui attend toujours l’évaluation du coût des travaux à faire chez elle.

Néanmoins, elle sait qu’elle n’a d’autre choix que de faire réparer ces fissures au plus vite, afin d’éviter que l’état de la structure de sa maison ne se détériore.

Mme Fortier travaille donc à la mise sur pied d’un comité citoyen réclamant l’extension de l’aide financière à l’ensemble du territoire.

Pour en savoir plus sur le programme Rénovations résidentielles majeures, on visite le http://bitly.com/JzknfB.

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