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Le Plateau-Mont-Royal

Un touché pour la réussite scolaire

Motiver les jeunes, Jeunesse au Soleil connaît ça. Depuis plus de 30 ans, l’organisme a sorti des jeunes de la rue pour les ramener sur les bancs d’école par l’entremise du football. Regard sur un programme où l’athlète est plus important que la victoire.

C’est dans les couloirs du 4251, rue Saint-Urbain que le directeur du programme et ancien joueur des Hornets, David de La Perralle, explique les tenants et aboutissants du projet.

« Les jeunes ont besoin d’être motivés, que ce soit par les arts ou par les sports. Nous avons décidé de faire ce que nous pouvions pour sortir les jeunes de la rue et des gangs.

« Nous prenons des jeunes peu fortunés et nous leur donnons une chance. Une chance de sortir de la rue et une chance pour leur avenir. C’est très facile d’entrer dans la délinquance. Ici, nous travaillons pour qu’ils continuent leurs études. S’ils gagnent un championnat, ce n’est que la cerise sur le gâteau », soutient M. de La Perralle.

Les joueurs apprennent davantage que les rudiments du football. Les entraîneurs leur inculquent des valeurs leur permettant de se débrouiller en société. « Le football est un sport d’équipe. Les jeunes découvrent la vie en groupe et apprennent à travailler fort. Ils réalisent que leurs décisions ont un impact sur tous et ils se responsabilisent. C’est sans compter que nous leur donnons un nouveau but dans leur vie », affirme l’ancien joueur de la Ligue canadienne de football (LCF).

La pauvreté

Situé dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, la clientèle visée par le programme est pauvre. Un constat que l’organisme a vite réalisé.

« Nos jeunes viennent de familles où les deux parents travaillent. Souvent, ils ont même deux emplois pour joindre les deux bouts. À Jeunesse au Soleil, nous offrons des activités sportives à moindre coût. C’est la moitié du prix demandé dans d’autres clubs. De plus, nous offrons même des modalités de paiement », souligne-t-il.

Les études

Pour faire carrière au football, autant dans la ligue canadienne qu’américaine, les athlètes doivent faire des études universitaires. Cette notion est rapidement transmise aux Hornets.

« Dès l’âge de 11 ans, nous mentionnons à nos jeunes l’importance des études. C’est avec cette idée que nous recrutons seulement entre les périodes d’examen et que nous commençons nos entraînements au mois de juillet. Comme ça, les élèves ont le temps de terminer leur année scolaire et de profiter des vacances avec leurs parents », mentionne-t-il.

Un mur de la renommée a été érigé pour les athlètes ayant poursuivi leur parcours scolaire jusqu’à l’université. Parmi les nombreuses photos exposées, il est possible de trouver celle de M. de La Perralle.

« J’ai commencé avec les Hornets au niveau peewee (12-13 ans). J’y ai découvert que si je voulais faire carrière au football, je devais prendre au sérieux mes études, ce que je ne faisais pas avant. Même si j’étais un bon joueur, je me devais de faire des études », se rappelle le diplômé de l’Université du Kentucky.

M. de La Perralle a œuvré au sein de nombreuses équipes professionnelles de la LCF, dont les Argonauts de Toronto, les Renegades d’Ottawa ainsi que les Stampeders de Calgary. Sa photo sur le mur de la renommée est une motivation pour les autres générations, soutient-il. « Les jeunes voient que j’étais dans le même bateau qu’eux à leur âge. Ils réalisent alors qu’ils peuvent arriver aux mêmes résultats, qu’il est possible de réussir. »

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