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Le Plateau-Mont-Royal

Saveurs locale et politique au marché de la Forêt Baldwin

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
La fête du marché de la Forêt Baldwin, qui devait faire la promotion de l’achat d’aliments locaux dans les marchés de quartier, a rapidement pris une saveur politique. De retour de vacances, le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, qui assistait à l’événement, a été assailli par les questions des journalistes qui souhaitaient le faire réagir sur « l’affaire Rotrand ».

Lors d’un point de presse, M. Ferrandez a souligné l’importance d’offrir des fruits et légumes locaux aux citoyens qui n’en ont pas forcément à proximité.

« Cette année, nous avons voulu réitérer l’importance d’un marché public dans ce quartier, en subventionnant la construction d’un stand au design contemporain, qui embellit le coin et pourra être utilisé d’année en année. Les citoyens semblent satisfaits du résultat, car le marché est plus populaire que jamais.» a-t-il déclaré, par voie de communiqué.

« Les gens du quartier viennent s’approvisionner, mais aussi se rencontrer, discuter, prendre quelques conseils culinaires et profiter du magnifique parc Baldwin. Rappelons que nous sommes le seul marché public opéré à 100% par des bénévoles et c’est cet engagement citoyen qui nous permet d’offrir des produits frais, variés et locaux à bon prix », a ajouté Linda Vallée, porte-parole de Plateau Milieu de Vie, organisme communautaire qui chapeaute le marché.

Patates et otaries

Plusieurs journalistes ont profité de l’occasion pour questionner M. Ferrandez sur les allégations de Marvin Rotrand, conseiller de Ville pour Snowdon, élu sous la bannière Union Montréal. Le 23 août, celui-ci a soutenu que la dernière présence de M. Ferrandez au conseil de Ville remonte au 18 mai. Il a alors affirmé que si le maire du Plateau-Mont-Royal ne se présentait pas à la prochaine séance, il demanderait au greffier de déclarer son siège vacant et de déclencher une élection partielle.

À cela, le chef de la formation Projet Montréal, Richard Bergeron, avait répondu « les élus siègent au conseil municipal comme des patates », réitérant sa confiance en l’édile du Plateau-Mont-Royal.

S’exprimant en public sur cette question pour la première fois, M. Ferrandez a répondu qu’il était incapable de rester là à ne rien faire [durant les séances du conseil de Ville] et qu’il avait de la difficulté à faire face au « cynisme, au double langage et aux mensonges », ont rapporté différents médias montréalais. Il a également comparé les membres d’Union Montréal à « des otaries qui applaudissent quand on leur fait un signal ».

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