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Le Plateau-Mont-Royal

Réforme de la dotation : autonomie et imputabilité

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Le 6 juin, la Ville de Montréal dévoilait sa réforme du processus de dotation des arrondissements, afin de régler le problème de sous financement de certains d’entre eux. Pour y parvenir, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal s’est donné deux mots d’ordre : autonomie et imputabilité.

« Avec ce nouveau modèle, on s’assure que les arrondissements ont l’argent nécessaire pour offrir des services (déneigement, collecte des ordures, etc.) pour lesquels on aura dicté des normes et des paramètres. Ils n’auront plus de raisons de se plaindre », a indiqué M. Applebaum, soulignant que les élus disposeraient d’autres sommes et d’une certaine autonomie pour s’adapter à la réalité de leur arrondissement.

Grâce à cette réforme, il souhaite corriger les erreurs du passé, de sorte que tous les citoyens aient accès aux mêmes services, peu importe où ils habitent.

Outre un niveau plancher de services, il propose de céder une portion de l’argent de l’évaluation foncière aux arrondissements (10 cents par tranches de 100 $ d’évaluation foncière), ainsi que la totalité des profits de la vente de terrains et d’immeubles municipaux et des panneaux publicitaires. Les transferts d’argent aux arrondissements seront aussi indexés en fonction de l’inflation. Le partage des responsabilités a également été revu, faisant en sorte que les rues collectrices relèveront désormais de la Ville-centre.

Quant à savoir quel montant sera alloué pour l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, impossible de le savoir. Il sera dévoilé à la fin juin.

« Certains vont recevoir une dotation indexée, d’autres vont recevoir un peu plus d’argent pour corriger des iniquités. Les élus, lorsqu’ils reçoivent le budget de la Ville de Montréal, vont directement voir combien ils vont recevoir. Ce n’est pas l’objectif de cette réforme. Nous sommes les élus de toute une population; il faut donc prendre en compte toute la population, et non celle de son arrondissement seulement. Je ne vous donnerai donc pas les chiffres par secteur », a-t-il annoncé.

Critiques

Les mesures annoncées par M. Applebaum ne font pas l’unanimité. Le maire de l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, les a ouvertement critiquées, soutenant que celles-ci visaient directement son secteur et ses politiques.

À cela, M. Applebaum a répondu que les élus locaux doivent arrêter « de mettre la faute sur quelqu’un d’autre » et assumer les conséquences de leurs décisions.

« Luc Ferrandez se croit plus important que ce qu’il est en réalité. Il pense que les mesures annoncées ont été implantées pour répondre aux politiques du Plateau. Pas du tout! Mon but est de répondre aux besoins du client : le citoyen. Le client ça lui importe peu que le service soit offert par la Ville-centre ou l’arrondissement.

« Si un arrondissement décide de prendre des décisions qui déplaisent aux citoyens, il est possible que les gens décident de ne pas aller s’y installer, entraînant une baisse de la valeur moyenne des résidences. C’est l’administration locale qui est alors imputable », indique M. Applebaum, en faisant référence aux différentes mesures controversées implantées par l’administration du Plateau.

Pour en savoir plus:

Financement de arrondissements: Ferrandez réagit

 

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