« Avant, on avait beaucoup de problèmes au parc Laurier avec les chiens en liberté. On a fait beaucoup de prévention et de répression, et maintenant, ça va bien. Mais avec la chaleur des derniers jours, les gens sautent par dessus les clôtures pour aller se baigner dans la piscine, consomment de l’alcool et laissent trainer leurs bouteilles vides ou restent dans le parc en dehors des heures d’ouverture », expose Line Blanchard, commandante du poste de quartier 37.
Lors de la fin de semaine des 14 et 15 juillet, le nombre d’usagers du parc a monté en flèche, de même que le nombre d’incidents répertoriés.
« Ça représente beaucoup de travail pour les policiers. En fin de semaine, ils devaient être près de 250 personnes dans le parc. Seulement hier (16 juillet), on a dû donner huit ou neuf constats à des gens qui se baignaient dans la piscine au beau milieu de la nuit. La plupart étaient en boisson.
« Ce n’est pas sécuritaire, car ils peuvent se noyer ou se blesser en escaladant la clôture, d’autant plus que c’est strictement interdit. Les gens nous trouvent méchants de donner des contraventions. Or, les règlements sont clairement indiqués un peu partout », fait valoir la policière.
Convivialité au parc Laurier
En partenariat avec l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, la Table de concertation en sécurité urbaine, le Centre des femmes du Plateau-Mont-Royal et les étudiants en techniques policières du collège Ahuntsic, le PDQ 37 a mis sur pied « Sentinelle qualité de vie – parc Laurier ».
Dans le cadre de ce programme, plusieurs problèmes ont été identifiés, notamment la hausse du nombre de graffitis, la présence de chiens non tenus en laisse et d’excréments, le tapage nocturne, la consommation d’alcool ou de drogues et l’itinérance.
Différentes stratégies ont été déployées pour rectifier cette situation : présence accrue de policiers, cadets et patrouilleurs à vélos de l’organisme Jeunesse au Soleil dans le parc, sensibilisation dans les écoles, opérations de burinage des vélos, rencontres avec les propriétaires de chiens et distribution de « cartes postales » rappelant les règlements.
« On fait beaucoup d’interventions au parc Laurier, car c’est un endroit très in. On a monté un plan d’action dans lequel on implique beaucoup de monde et on travaille en collaboration avec eux », soutient Mme Blanchard.
Pour en savoir plus sur les différents services offerts par le poste de quartier 37, on visite son microsite à l’adresse suivante : www.spvm.qc.ca/fr/pdq37.
Coût des infractions
Lorsque les gens enfreignent le règlement municipal, ils s’exposent à des amendes. En voici quelques exemples :
– être présent dans un parc après l’heure de fermeture : 100 $, plus des frais de 46 $;
– se baigner dans une piscine publique en dehors des heures d’ouverture : 150 $, plus des frais de 67 $;
– se promener avec un chien qui n’est pas tenu en laisse : le coût de l’infraction sera bientôt augmenté à 200 $, plus des frais de 67 $ (actuellement, le coût de l’infraction est de 100 $, plus des frais de 46 $) ;
– ne pas ramasser les excréments de son chien : 100 $, plus les frais de 46 $;
– consommer de l’alcool sur le domaine public: 100 $, plus des frais de 46 $;
– gésir ou flâner ivre sur la voie publique : 50 $, plus des frais de 25 $;
– répandre un fluide sur le domaine public (uriner) : 250 $, plus des frais de 67 $;
– Déplacer le mobilier urbain ou l’utiliser à d’autres fins qu’à celle à laquelle il est destiné : 250 $, plus des frais de 67 $.