Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Le Cap Saint-Barnabé et le Comité BAILS accueillent l’ASSÉ

Le Cap Saint-Barnabé et le Comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve accueilleront dans leurs locaux le camp de formation de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).

« Nous sommes aussi en lutte contre ce même gouvernement qui sabre, ici et là, les programmes sociaux, la santé et l’éducation, alors il est normal que nous soyons solidaires avec l’ASSÉ », indique Jonathan Aspireault-Massé, coordonnateur du Comité BAILS.

Les deux organismes (le comité BAILS et le Cap Saint-Barnabé), qui luttent pour une plus grande justice et pour le respect des droits sociaux, ont compris depuis longtemps que la gratuité scolaire est l’un des éléments nécessaires pour réellement combattre la pauvreté.

« La hausse des frais de scolarité est une entrave majeure à l’accessibilité. Qui est-ce qui va écoper? Ce sont des personnes et des familles comme on en retrouve plusieurs dans notre quartier », affirme Jeannelle Bouffard, directrice du Cap Saint-Barnabé.

Après avoir appris que l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’Université de Sherbrooke et le cégep André-Laurendeau refusaient d’accueillir l’événement, les deux organismes de Hochelaga-Maisonneuve ont décidé d’offrir leur aide à l’ASSÉ.

« Les administrations de ces grands établissements ont décidé de faire de la petite politique méprisable, s’exclame M. Aspireault-Massé. Et bien ils apprendront que les mouvements sociaux sont solidaires les uns envers les autres. D’ailleurs le partage et la diffusion des connaissances, n’est-ce pas la mission de ces institutions? »

Les deux organismes rappellent que les étudiants pourront toujours compter sur leur aide afin que leur lutte soit victorieuse.

« Nous avons peu de moyens, mais si nous pouvons aider, nous le ferons avec plaisir », ajoute Mme Bouffard.

Les membres du Comité BAILS ont décidé de participer et d’appuyer le mouvement de grève étudiante.

« Nous sommes fébriles. Nous espérons que tous les étudiants prendront la rue et déclencheront la grève pour défendre l’accessibilité à l’éducation », conclut M. Aspireault-Massé. (S.C)

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