Ce plan doit tenir compte de la réalité actuelle, de prévisions réalistes et de la vitalité de chaque paroisse. Tous les scénarios sont à l’étude. Aucune piste de solution n’est mise de côté.
Présentement, on compte cinq paroisses dans Hochelaga-Maisonneuve et la plupart d’entre elles ont déjà fait l’objet de fusions dans le passé. Les cérémonies religieuses (baptême, confirmation, mariage, eucharistie dominicale) sont en baisse constante, alors que les finances sont serrées.
Le déficit total des cinq paroisses se chiffre à 288 377 $, malgré la vente ou la transformation de certains actifs. Il y a de moins en moins de gens pour supporter les bâtiments et les fidèles à la messe ont diminué de près de 50 % en 10 ans.
Le personnel pastoral, qui était de huit prêtres et deux agents pastoraux en 2001, est passé à cinq prêtres et un agent pastoral en 2011.
En 2012, ils ne seront plus que trois prêtres et un agent pastoral, puisque deux prêtres ont déjà annoncé leur retraite au cours des prochains mois.
Devant ce constat, le Diocèse de Montréal doit trouver de nouvelles façons de poursuivre sa mission et agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est pourquoi les paroissiens de Hochelaga-Maisonneuve étaient conviés à une rencontre d’information le 15 avril dernier, pour amorcer le processus de réflexion.
« C’est le nouvel archevêque Christian Lépine qui aura à prendre la décision finale. Le Diocèse veut toutefois agir en toute transparence et souhaite que les paroissiens soient partie prenante des décisions. D’où la rencontre d’aujourd’hui », d’indiquer Roger Dufresne, vicaire épiscopal.
Les données transmises aux paroissiens n’ont pas eu l’air de les surprendre. Si certains demeurent optimistes, la plupart conviennent que des changements doivent être apportés.
Fusion de paroisses, fermeture ou vente d’églises, plus grand partage des responsabilités des curés aux laïcs, animateurs pastoraux, les paroissiens envisagent plusieurs scénarios.
Ils ont d’ailleurs rendez-vous le 29 avril, à compter de 13 h, au sous-sol de l’église Saint-Rédempteur pour une seconde rencontre, au cours de laquelle des solutions concrètes seront mises sur la table.