Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Car quoi qu'il arrive, une brune liqueure calmera tout

J’écris de l’avion qui nous ramène au Québec. C’est que j’étais en France avec mon band. Hé oui, je suis batteur au sein d’un groupe indie. J’ai toujours gardé profil bas, mais là, je ne peux plus me retenir. Le dernier gala de l’ADISQ m’a laissé un goût trop amer en bouche. Je me dois de le décrier !

Avoir su, nous n’aurions pas accepté de faire un aller-retour-France-Québec pour y être présents. C’est que, voyez-vous, nous étions en nomination dans la catégorie meilleur groupe de l’année, et comme l’an dernier, c’est un groupe en sabbatique qui nous a volé la statuette.

Loin de moi l’idée de paraître prétentieux, mais d’après moi, cette catégorie ne devrait pas être un vote populaire.. Ainsi on éviterait que de telles situations inacceptables se produisent.

Sérieusement ! Comment peut-on confier un vote d’une telle importance à de simples quidams qui ne font, qu’après tout, acheter des disques et assister à des spectacles, mais qui ne sont en aucun temps des experts et des connaisseurs pour avoir un droit de vote !

Évidemment, comme nous connaissions le fonctionnement du gala et de son mode de votation, nous aurions simplement pu ne pas nous inscrire, car ce n’est pas obligatoire, au lieu d’en faire tout un plat le lendemain matin. Alors, pourquoi l’avoir fait ?

C’est que nous avions gracieusement accepté de faire don d’une de nos prestations à l’assistance, en salle et à la télévision, du gala afin de faire découvrir à ces gens qui votent Marie Mai, Éric Lapointe et autres artistes en sabbatique, ce que c’est des musiciens qui font de la musique pour les bonnes raisons : l’art.

Parlant de Marie Mai et de son Félix pour meilleur spectacle. Saviez-vous que 35% de la note est attribuée suite au nombre de billets vendus? Disons que ça aide de faire le Centre Bell dans ce cas-là. Comment voulez-vous que le gars qui joue devant 90 personnes ait une chance, et ce, même si son spectacle est meilleur.

Encore une fois, je ne veux pas paraître prétentieux, mais surement qu’avec de plus petites salles, le gagnant aurait été différent. Pis quand on y pense bien, c’est presque un vote du public encore une fois, et encore une fois, ce n’est pas le bon gagnant. Je dis juste ça comme ça.

Je crois que l’ADISQ devrait prendre exemple sur les galas POLARIS et GAMIC. Deux galas vraiment bien faits où on a souvent gagné des prix et où le mode de votation est juste et parfait et équitable pour tout le monde… contrairement à l’ADISQ.

Malheureusement, cela n’arrive pas. On a des connaissances dans le C.A. de l’ADISQ qui nous ont dit qu’il y avait deux clans: ceux qui font de la musique pour les bonnes raisons, pour l’art (comme je mentionnais plus tôt) et les autres, des gérants d’artistes et producteurs, qui ne pensent qu’à l’argent.

Chacun ayant sa Marionnette qu’il fait chanter à la guise de sa sacoche comme un Ti-Polo Vincent avec un Roch Voisine débutant. Et ces Marionnettes ne se rendant compte de rien, se croyant réellement des artistes, ne sont dans le fond que des coquilles vides attendant des statuettes à remettre à leurs gérants qui les feront fondre pour revendre l’or qui les fabrique.

La lumière de mon cellulaire clignote. Vous allez devoir m’excuser, mais je dois répondre.

Allo ? Oui Monsieur Coke, j’ai bien reçu le contrat. Oui, tout est beau pour nous. Nous avons longuement réfléchi.. Aussi long que le chiffre sur le chèque. De toute façon vous m’avez assuré que vous étiez vrai dans votre désir d’ajouter une touche d’art à vos produits.. Je vous envoie le tout signer demain matin. C’est ça. Je boirai un Coke à votre santé. Bonne journée !

Bon, où en étais-je déjà ? Ah oui, que contrairement à la moitié de la colonie musicale québécoise étant membre de l’ADISQ, nous ne faisions pas de la musique pour l’argent, mais pour les bonnes raisons, soit l’art, alors cher amis, protestons contre les méchants mercantilleurs de l’ADISQ.

Pyromanes, brûlons l’ADISQ et buvons du Coke !

 

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