L’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève souhaite dynamiser ses deux noyaux villageois. Une analyse de ces secteurs, situés sur le boulevard Gouin et sur la rue Cherrier, est présentement en cours par le service de l’aménagement urbain.
«L’objectif premier est d’identifier les problématiques présentes pour ensuite proposer des idées d’aménagement dans le cadre d’un plan», indique le conseiller en aménagement Frédéric St-Louis. Ce travail devrait s’échelonner sur une année.
Des projets précis comme la reconstruction de conduites d’égout et d’aqueduc, l’enfouissement des fils électriques et la réfection de trottoirs déjà entamés sur le boulevard Gouin s’inscrivent dans les démarches de revitalisation.
«On veut reconfigurer le domaine public afin d’attirer des gens. Que ces secteurs soient plus agréables par exemple pour marcher. On parle aussi de banc ou de saillie permettant d’élargir un trottoir à un point spécial pour accueillir une clientèle de passage ou amener un niveau de sécurité plus grand», précise M. St-Louis.
Pour Richard Bélanger, maire de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, la revitalisation des villages a toujours été dans la vision de l’arrondissement.
«Les noyaux villageois ont une spécificité qu’on ne retrouve pas ailleurs. Il est important de garder leur cachet. À Sainte-Geneviève, on veut mettre en valeur le magnifique cégep Gérald-Godin avec la salle Pauline-Julien. L’idée est d’améliorer le village pour la population.»
Dynamisme commercial
L’arrondissement veut agir aussi pour améliorer l’offre commerciale qui est déstructurée à certains endroits.
«Des commerces où on retrouve des activités d’entreposage rentrent en conflit avec les maisons anciennes, souligne Frédéric St-Louis. On souhaite trouver des solutions pour améliorer le dynamisme commercial. On est conscient que les centres commerciaux situés à 10 minutes des villages drainent beaucoup de visiteurs, mais de notre côté il faut trouver le moyen de les attirer en diversifiant l’offre et en animant ces artères.»
L’arrondissement regarde, entre autres, s’il existe des programmes pour aider les propriétaires de boutiques existantes à revitaliser leur bâtiment.
Pour élaborer son plan de revitalisation, l’arrondissement veut également se pencher sur des éléments sociodémographiques comme la présence d’une population vieillissante et de personnes vivant sous le seuil de faible revenu dans les deux villages.
Développement futur?
L’arrondissement n’exclut pas le fait de cibler des terrains pour du développement futur. «Ça pourrait inciter des propriétaires à démarrer de nouveaux projets, mentionne M. St-Louis. On veut aussi créer une bulle au niveau de certains développements.»
Selon le maire Richard Bélanger des terrains pourraient devenir disponibles. «On veut aller vers des projets de logements. Il y a beaucoup de demandes pour des centres pour personnes âgées.»