Auteur de Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul? dont nous avons parlé dans nos pages il y a quelques semaines, Pierre Szalowski organisait « une grande première, une sorte de café littéraire pour rendre comme un hommage à un lieu inspirant, le Bistro Café République sur Bernard au coin de Durocher», explique-t-il. «En effet, de nombreux écrivains rédigent leur roman dans des cafés et nous allons donc inaugurer la première « bibliothèque des auteurs qui écrivent dans les bistros »»,a-t-il lancé mardi soir aux convives présents.
« Ces trois livres ont été écrits au café République et ils ont chacun connus du succès. Ce sont tous des »best sellers » au Québec. On les a donc mis à la disposition des clients du café», rappelle Pierre Szalowski. « Il s’agit de Il ne faut pas parler dans l’ascenseur de Martin Michaud (Prix du roman de St-Pacôme). Un dimanche à la piscine de Kigali de Gil Courtemanche (Prix des libraires), adapté au cinéma et traduit dans une vingtaine de langues, et Le froid modifie la trajectoire des poissons que j’ai publié en 2007 (Prix de la relève Archambault), traduit dans une douzaine de langues. »
Cette rencontre autour d’un cocktail en présence des auteurs et de Pascal Assanthiany, président des éditions du Boréal qui représentait le regretté Gil Courtemanche, aura permis de tenter de comprendre comment et pourquoi ces écrivains préfèrent écrire dans le brouhaha d’un espace aussi public qu’un café bistro. « Le bruit m’oblige à m’isoler dans mon écriture. Il devient un ronronnement vivant qui stimule mon écriture et parfois inspire un personnage ou une aventure », explique Pierre Szalowski.
Le silence assourdissant d’un bureau chez soi remplacerait-il l’angoisse de la page blanche qu’il faudrait alors fuir vers des aires plus sociales ? « La vie qui se déroule sous nos yeux dans un bistro rythme le temps. Les gens changent la clientèle évolue avec les heures qui s’égrènent. C’est aussi une manière pour moi qui écrit des romans policiers de rester ancré dans le réel », ajoute Martin Michaud.
Un événement que Jeanne Goujon, la propriétaire du République aimerait bien reconduire d’ici quelques semsines avec la complicité de Pierre Szalowski. Café littéraire, atelier d’écriture, conférence d’écrivains, les idées ne manquent pas.