Norman MacIsaac est titulaire d’une maîtrise en développement international. L’Oeuvre Léger peut compter sur une expertise professionnelle de plus de vingt ans dans le domaine de la coopération, acquise auprès de, entre autres, l’Agence canadienne de développement internationale (ACDI) et le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI).
«Plus jeune, j’étais passionné d’architecture et je passais mon temps à dessiner des plans de maisons puis de villes. Peu à peu, l’idée de trouver des solutions dans les bidonvilles a fait son chemin et j’ai réalisé qu’on ne pourrait pas avancer sans qu’il y soit question de justice sociale. Lutter contre la pauvreté structurelle, ça passe par les gens ! Il faut comprendre les gens et travailler avec eux. Les causes économiques sont souvent politiques. Alors j’ai fait une première année en urbanisme, puis j’ai préparé un bac en relations internationales.»
«L’approche de l’Oeuvre Léger, dans les différents pays où elle intervient, est basé sur l’initiative communautaire. Nous travaillons avec des associations bien implantées que nous soutenons, des organismes communautaires actifs sur le terrain, auprès des familles en difficulté, des jeunes de la rue et des aînés. En Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, notre fondation est en action pour le développement solidaire, la protection des enfants et des jeunes.»
«Pour combattre la pauvreté, l’Oeuvre Léger s’assure qu’un programme idoine soit inscrit dans les politiques des gouvernements des pays d’accueil. Nous sommes un acteur pratique avec l’organisme local qui tente alors de trouver des alliés dans le système politique.»
«C’est notre façon de répondre aux problématiques locales, poursuit Norman MacIsaac. Une façon qui varie beaucoup d’un pays à l’autre, mais nos interventions visent le renforcement des capacités, une meilleure gestion, des formations et comment analyser, rapporter, comprendre ce que l’on est en train de faire.»
Un mouvement apolitique et laïc
L’Œuvre Léger poursuit l’immense mouvement d’entraide, initié par Paul-Émile Léger il y a plus de 60 ans et qui a aidé plus de 30 millions de personnes jusqu’à aujourd’hui, au Québec et dans le monde.
«Il faut bien noter que l’Œuvre Léger travaille sans considération de croyances religieuses ou de politique partisane. Notre organisation ne fait donc pas d’activité politique. Nous répondons aux besoins de base et nous aidons les plus démunis à mieux articuler leurs besoins», insiste Norman MacIsaac.
«Personnellement, je crois à la coordination des efforts et je prône la collaboration en faveur des laissés-pour-compte. Par exemple, une des organisations que l’Œuvre Léger appuie aux Philippines , donne régulièrement des formations à la police au sujet des enfants de la rue et leurs droits. En Inde, notre partenaire local a aidé le gouvernement à améliorer les normes et les règlements concernant la réhabilitation des victimes de trafic humain. Et ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres…»
Une nouvelle campagne vient d’être lancée pour inviter les Québécois à joindre ce mouvement. Porte-parole, la chanteuse Marie-Denise Pelletier a généreusement prêté sa voix à la campagne. La publicité télé, qui utilise l’imagerie des dominos, est visible sur le site www.leger.org.
Les utilisateurs de Facebook sont invités à poursuivre la réaction en chaîne en personnalisant un domino à l’aide de leur photo, pour la cause de leur choix, et en la partageant avec leurs amis pour que le mouvement se poursuive à l’infini.