Sous le soleil caressant de la Côte d’Azur, un jeune homme laisse s’épanouir en lui un désir de mort. Dans un Paris brûlant et nocturne, un autre chancèle sous le poids d’une souffrance aussi subite que violente, tandis que, le temps d’une nuit, une femme remet son existence en question.
«Un balcon à Cannes dépeint la nonchalance et les contradictions de la jeunesse d’aujourd’hui entre fatalisme et quête de liberté, ironie, amour et égoïsme», affirme l’éditeur. «Les nouvelles de ce recueil explorent le thème du choix dans une déclinaison d’atmosphères et de tonalités.»
Partagé culturellement entre la France et le Québec, où il est né et où il vit, Juan Joseph Ollu est recherchiste et traducteur. Passionné d’histoire, il a étudié la politique et la littérature avant de s’y engager. Le recueil de nouvelles Un balcon à Cannes est son premier livre.
«J’ai toujours aimé écrire des histoires, des poèmes, des chansons. Quand je travaille sur un roman, écrire une nouvelle est comme une phase de repos. Une nouvelle, c’est un tout avec une structure plus rigide que le roman car on doit instaurer une ambiance très rapidement.»
«Chaque nouvelle me permet de changer de style ou d’essayer d’autres approches. Reprenant le titre de la plus importante de l’ouvrage, Un balcon à Cannes rassemble 6 nouvelles sur les 14 que j’avais présenté à la maison d’édition. Sans toutefois parler de ressemblance, il fallait définir un équilibre entre elles.»
«Les lieux, les états d’âme, le sentiment amoureux sont des thèmes qui m’inspirent, mais aussi et sans forcément que j’en parle, le milieu social. La tentation du mensonge, de la trahison également. Peut-on être fidèle à l’autre en restant fidèle à soi-même. C’est un questionnement quelque peu existentialiste», sourit Juan, dont les maîtres s’appellent Sagan, Beauvoir, Mauriac ou Stendhal.
«Quand on écrit, on prend toujours le risque de s’écouter écrire», avance Juan Joseph. «Le travail d’édition est douloureux. Il faut défendre chaque personnage, chaque situation et parfois chaque mot pour en garder la poésie.»
Annika Parance édite des ouvrages médicaux. Elle a ouvert un volet littérature avec des oeuvres de Marie Cardinal. C’est donc dans cette collection qu’elle a publiée Un balcon à Cannes. Juan Joseph Ollu travaille sur un autre recueil de nouvelles. Son premier chantier, un roman commencé avant Un balcon à Cannes, va commencer son »parcours du combattant » avant publication.
«Un balcon à Cannes», de Juan Joseph Ollu
Annika Parance Éditeur – 168 pages